Les ministres du Commerce des Vingt-sept se retrouvent à Budapest vendredi 18 octobre pour une réunion informelle. Ils se pencheront sur les relations commerciales avec l’ASEAN ainsi qu’avec la Chine, dans un contexte de tensions avec Pékin.
Plusieurs États membres sont préoccupés par l’escalade des désaccords commerciaux entre l’UE et la Chine, surtout après que cette dernière a imposé des tarifs antidumping sur les spiritueux européens, le 8 octobre (EUROPE 13499/27). C’est pourquoi les ministres auront un échange à propos des relations commerciales avec Pékin, à Budapest.
De part et d’autre de la table, certains participants devraient insister sur l’importance de rétablir des conditions de concurrence équitable entre entreprises européennes et chinoises. D’autres, comme l’Allemagne, l’Espagne ou encore les pays du nord de l’Europe, devraient exhorter la Commission à rester en contact étroit avec Pékin pour trouver une solution alternative aux tarifs sur les véhicules électriques chinois.
« Les différends douaniers ne mènent nulle part », a insisté le chancelier allemand, Olaf Scholz, à son arrivée au Conseil européen, le 17 octobre à Bruxelles, où l'affaire des véhicules électriques chinois devait être brièvement abordée.
La discussion sur les relations UE/Chine sera précédée d'une autre sur les échanges commerciaux avec l'ASEAN. L'UE met un point d'honneur à renforcer ses liens avec cette région, dans le cadre de sa volonté de diversifier ses partenaires et de réduire les dépendances envers la Chine.
Le potentiel pour le commerce et les investissements entre l'UE et l'ASEAN est important, en particulier concernant les technologies propres. Dès lors, les deux blocs espèrent conclure un jour un accord de libre-échange de région à région.
La réunion des ministres du Commerce, le 18 octobre, se terminera sur un déjeuner de travail sur le thème de la protection des investissements européens à l'étranger. L'UE travaille depuis plusieurs années à réformer le système de règlement des différends autour des investissements avec ses partenaires et à établir un tribunal multilatéral des investissements. (Léa Marchal)