La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, a indiqué, jeudi 10 octobre à Luxembourg, être prête à chercher des solutions pour permettre aux États membres de commencer à appliquer de manière différenciée le système 'entrées/sorties' des voyageurs de l’UE (EES), cela alors que plusieurs pays membres - la France, l’Allemagne et les Pays-Bas - ont estimé ne pas pouvoir être prêts pour le 10 novembre.
« Après une discussion approfondie, nous savons que nous ne pouvons pas tenir cette échéance », a annoncé la commissaire. « Il n'y a plus de calendrier de mise en œuvre », a-t-elle également admis.
La commissaire a annoncé jeudi une réunion avec l’agence Eu-Lisa la semaine prochaine et a proposé aux États membres de réfléchir à une application graduelle du système, laissant une certaine flexibilité aux États membres pour l’appliquer par exemple à certains endroits des frontières extérieures. Et la Commission pourrait aussi devoir à nouveau proposer un règlement ciblé pour organiser cette mise en œuvre différenciée.
Le Financial Times avait rapporté, le 27 septembre, les difficultés des trois pays membres pour mettre en œuvre ce système EES destiné à remplacer les tampons sur les titres d’identité des voyageurs des pays tiers entrant et sortant de l’UE.
Ces trois pays ont pris la parole jeudi 10 octobre, lors du débat consacré à l'interopérabilité des systèmes d'information européens, et ont salué la disponibilité de la Commission pour répondre à leurs demandes. (Solenn Paulic)