La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé, jeudi 10 octobre, depuis Chisinau, l’adoption d’un plan de croissance pour la République de Moldavie d'une valeur de 1,8 milliard d'euros, soutenu par une 'Facilité pour la réforme et la croissance' pour la période 2025-2027.
Ce plan de soutien reposant sur trois piliers est « susceptible de doubler la taille de l'économie du pays en une décennie », a expliqué la présidente aux côtés de la présidente moldave, Maia Sandu.
Le premier pilier est donc un investissement de 1,8 milliard d’euros dans l’économie moldave au cours des trois prochaines années, en le concentrant sur les investissements dans les secteurs qui « généreront de la croissance économique » et les services publics. L’UE va aussi ouvrir davantage de domaines du marché unique aux entreprises moldaves : la libre circulation des marchandises et l'intégration dans les chaînes d'approvisionnement, la facilitation des échanges et les liaisons de transport, l’intégration dans le marché de l'énergie de l'UE et la décarbonation et dans celui du numérique et l’accès à l'espace unique de paiement en euros (SEPA).
Enfin, l’UE va soutenir les efforts de réformes que Chisinau souhaite entreprendre pour moderniser son économie. « Par exemple, améliorer votre environnement commercial, préparer votre secteur énergétique à la transition verte et former les gens aux emplois de demain », a expliqué Mme von der Leyen. Les paiements suivront la mise en œuvre des réformes convenues au préalable.
Cette assistance est un « symbole de la confiance de l’UE en notre potentiel de transformation et de développement. Il nous aidera à construire une économie plus forte », s’est réjoui, Mme Sandu.
Soutien à une Moldavie européenne. À quelques jours du référendum sur l’adhésion de la Moldavie à l’UE et de l’élection présidentielle, qui se tiendront le 20 octobre, Mme von der Leyen a rappelé que l’UE se tenait « fermement aux côtés de la Moldavie aujourd'hui et à chaque étape du chemin vers notre Union ».
De son côté, Mme Sandu a rappelé tout ce que l’UE avait déjà fait pour son pays, qui a ouvert en juin ses négociations d’adhésion à l’UE. « L’UE n’est pas seulement un partenaire important, c’est une famille authentique de paix et de sécurité », a-t-elle souligné, ajoutant que le rapprochement de l’UE avait des bénéfices très concrets pour son pays. (Camille-Cerise Gessant)