La commissaire européenne à l'Énergie, Kadri Simson, a exprimé, lors de sa visite à Montevideo, lundi 30 septembre, la volonté de l’UE d’aider l’Uruguay à se positionner en tant que « producteur vert de premier plan d'hydrogène et de ses dérivés, tels que les e-carburants, l'e-méthane et l'ammoniac ».
Le pays, pour lequel l’UE est le principal investisseur avec 41% du total des investissements étrangers directs, « possède de nombreux atouts, notamment une énergie éolienne et solaire de qualité, abondante et complémentaire, une infrastructure électrique avancée et une bonne réserve en eau douce », a expliqué la commissaire lors du cinquième 'Forum européen d'investissement sur l'énergie'.
La visite s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du protocole d'accord UE-Uruguay sur les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et l'hydrogène renouvelable signé en juillet 2023 (EUROPE 13225/1).
En août dernier, le pays a également obtenu l'approbation de l'accord-cadre bilatéral (‘bilateral Framework Agreement’) avec la BEI, permettant à celle-ci de financer des projets énergétiques publics et privés en Uruguay, en particulier dans le domaine de l'hydrogène vert.
Mme Simson a ainsi expliqué que l’UE annoncerait prochainement un financement de 2 millions d'euros pour la mise en œuvre de la feuille de route uruguayenne sur l'hydrogène vert.
Elle a également rappelé que l’Europe avait « un intérêt stratégique » à développer un commerce mondial de l'hydrogène et des carburants renouvelables pour stimuler la compétitivité européenne.
« Cela crée une grande complémentarité avec les pays partenaires dotés d'un fort potentiel en matière d'énergies renouvelables et désireux de créer des corridors commerciaux, comme l'Uruguay », a déclaré la commissaire. (Pauline Denys)