Le Lobby européen des femmes a présenté, mardi 1er octobre, un rapport sur la cyberviolence contre les femmes et les filles.
L’analyse, qui propose un panorama des différentes formes de violences en ligne ainsi qu’un ensemble de recommandations politiques pour y faire face, avance que 10% des femmes au sein de l'Union européenne ont déjà été victimes de cyberviolence, notamment de cyberharcèlement, de cyberharcèlement sexuel et de diffusion non consensuelle de contenus intimes.
Parmi les autres types de violences, on trouve le doxing, la publication d’informations personnelles, ainsi que les manipulations numériques à caractère sexuel. L’utilisation croissante des technologies comme l’intelligence artificielle et la réalité virtuelle pour perpétrer ces abus est également identifiée.
Les auteurs, qui soulignent que ces violences sont facilitées par l'anonymat, la rapidité de diffusion et l’absence de régulation stricte sur les grandes plateformes numériques telles que Facebook, Instagram et TikTok, recommandent une harmonisation des définitions juridiques au niveau européen ainsi qu’une meilleure formation des forces de l’ordre pour répondre aux plaintes des victimes.
Lire le rapport (en anglais) : https://aeur.eu/f/dnw (Nithya Paquiry)