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Bulletin Quotidien Europe N° 13484
PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / CompÉtitivitÉ

Le PE salue le rapport de Mario Draghi, mais se divise sur ses recommandations clés

L'ancien président de la BCE Mario Draghi a, une fois de plus, décrit le triste sort qu'attend l'UE si elle ne réagit pas pour renforcer sa productivité, lors de son intervention au Parlement européen, mardi 17 septembre : moins de prospérité, moins de sécurité et de liberté à choisir notre destin. Il a ensuite décrit aux députés les grandes lignes de son rapport sur l'avenir de la compétitivité de l'UE, une semaine après l'avoir présenté à la Commission européenne (EUROPE 13478/1).

S'ils ont été nombreux à regretter l'absence de M. Draghi lors du débat qui a suivi la présentation, les eurodéputés ont globalement bien accueilli ses propositions. Le besoin de réduire la charge administrative et réglementaire pour éviter de faire fuir les entreprises a trouvé un écho favorable chez les groupes majoritaires, S&D excepté.

« Il y a beaucoup trop de paperasserie pour les entreprises. Nous devons mettre fin à cela, proposer moins de règlements, faire plus confiance et écouter davantage, au lieu de faire la leçon aux gens », a dénoncé le président du groupe PPE, Manfred Weber (allemand).

À l'inverse, les membres du S&D, des Verts/ALE et même de Renew Europe ont mis en garde contre les discours anti-législations environnementales. « La décarbonation peut et devrait être une source de compétitivité et le moteur de nouveaux développements », a martelé Bas Eickhout (Verts/ALE, néerlandais).

L'endettement commun, autre source de division. Le débat sur les investissements et la proposition de Mario Draghi de contracter une nouvelle dette commune pour financer la politique industrielle promet de diviser les groupes dans les prochains mois. À droite et à l'extrême droite, on estime qu'un endettement est une mauvaise idée au regard de l'état des finances publiques dans l'UE. « C'est une nouvelle fuite en avant qui est proposée : toujours plus d'endettement à coups de milliards que nous n'avons pas, à la charge des générations futures », estime Jean-Paul Garraud (Patriotes pour l'Europe, français).

Markus Ferber (PPE, allemand) estime que si l'UE mettait en œuvre le reste des recommandations de Mario Draghi, elle n'aurait pas besoin d'une nouvelle dette.

De l'autre côté de l'hémicycle, les élus du S&D, de Renew Europe et des Verts/ALE ont, quant à eux, soutenu l'idée de dette commune pour soutenir l'industrie. (Léa Marchal)

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