La commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, a défendu, mercredi 4 septembre, le bilan de la politique européenne de développement des cinq dernières années devant les députés nouvellement élus de la commission du développement (DEVE) du Parlement européen.
Selon son président, Barry Andrews (Renew Europe, irlandais), la commission DEVE a fait part de sa préoccupation quant à l’évolution des politiques de développement, notamment au regard de l'Agenda 2030 pour le développement durable des Nations Unies et d’une politique étrangère économique et commerciale de l'UE « susceptible de créer une confusion avec la politique de développement ».
La commissaire a d'abord expliqué le contexte de sa prise de fonction en 2019. « Ma tâche était de faire une véritable révolution dans la politique de développement internationale de l’UE. Il s’agissait de sortir du modèle ‘bailleur de fonds-récipiendaire’ et d’avoir un véritable partenariat sur la base d’intérêt mutuel », a-t-elle déclaré.
En outre, Mme Urpilainen a rappelé les défis posés par les conflits et la pandémie de Covid-19 : « 'Team Europe' (EUROPE 12703/13) a mobilisé 53 milliards 700 millions d’euros pour permettre aux pays partenaires de se sortir de la pandémie et de se lancer dans un effort de relance. C’est devenu la colonne vertébrale de notre engagement, le modèle de notre stratégie 'Global Gateway' (EUROPE 12844/7) ».
Par ailleurs, la commissaire est revenue sur la signature de l'Accord de Samoa entre l'UE et l'Organisation des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (EUROPE 13293/19), le partenariat revu entre l'Afrique et l'UE (EUROPE 12894/1) ainsi que les engagements de l'UE en matière d'éducation, de santé et de droits des femmes. (Bernard Denuit)