Le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure a déploré, mercredi 4 septembre, l'adoption « précipitée », en deuxième lecture, du paquet législatif sur 'les valeurs familiales et la protection des mineurs'.
Plus tôt dans la journée, le Parlement géorgien a adopté les législations, jugées anti-LGBTIQ+, par 81 voix pour et aucune contre. L'objectif est une adoption définitive en septembre, quelques semaines avant les élections parlementaires du 26 octobre.
« Ce paquet porte atteinte aux droits fondamentaux du peuple géorgien et risque d’aggraver la stigmatisation et la discrimination d’une partie de la population », a estimé le porte-parole dans un communiqué. Il a aussi regretté qu’une législation ayant des répercussions « importantes » sur le parcours d’intégration à l’UE ait été adoptée sans consultation publique appropriée et sans analyse approfondie de sa conformité aux normes européennes et internationales.
« L’UE appelle les autorités géorgiennes à reconsidérer entièrement ce paquet législatif. Une telle proposition, combinée avec les restrictions imposées à la société civile par la loi sur la transparence de l’influence étrangère, mettra à rude épreuve les relations entre l’UE et la Géorgie », a prévenu le porte-parole, exhortant les autorités à se réengager sur la voie de l’intégration à l’UE.
Il a rappelé que le processus d'adhésion du pays était de facto au point mort.
Jeudi 29 août, à l'issue de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères, lors de laquelle la Géorgie a été rapidement abordée, le Haut Représentant de l'UE, Josep Borrell, avait souligné la préoccupation de plus en plus grande des ministres concernant la trajectoire du pays, « qui s’éloigne de l’UE ». (Camille-Cerise Gessant)