La présidente réélue de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, n'a pas confirmé, mercredi 4 septembre, qu'elle présenterait son équipe qui formera le futur Collège des commissaires européens mercredi 11 septembre.
« Le processus est en cours. (...) Je n'ai pas vu tous les candidats potentiels », a-t-elle déclaré à la presse.
Interrogée sur le déséquilibre entre le nombre de candidats et de candidates au poste de commissaire européen (EUROPE 13472/4), Mme von der Leyen a estimé que la qualité première était « la compétence », et donc qu'une expérience ministérielle ou de haut rang dans les institutions européennes était une condition pour accéder à la fonction.
« Nous sommes très clairs en termes d'équilibre géographique et d'appartenance politique. Nous devrions aussi trouver le bon équilibre en termes de diversité », a-t-elle aussi estimé, notant que les commissaires européens représentent tous les citoyens européens, dont « la moitié sont des femmes ».
D'après elle, si elle n'avait pas envoyé de lettre aux chefs d'État ou de gouvernement leur demandant de lui soumettre les noms d'une femme et d'un homme - demande que seule la Bulgarie a respecté -, la liste des commissaires européens désignés serait composée, à part Kaja Kallas et elle-même, de « quatre femmes et 21 hommes ». Aujourd'hui, le nombre de femmes comporte deux chiffres, a indiqué la présidente réélue. Et de noter que si on ne réclame pas la parité, on ne l'obtient pas.
En termes de gouvernance, le futur Collège devrait être composé de la présidente, de vice-présidents (deux commissaires chrétiens-démocrates, deux socialistes, deux libéraux et un conservateur) responsables de 'clusters' thématiques. L'objectif consisterait à éviter une hiérarchisation excessive telle qu'elle a été observée durant la Commission 'von der Leyen I', avec la création de trois niveaux (vice-présidences exécutives, vice-présidence, commissaire européen).
Une question qui ne serait pas totalement tranchée concerne la participation de Nicolas Schmit, candidat tête de liste des sociaux-démocrates aux élections européennes de juin. Officiellement, le gouvernement luxembourgeois a nommé le chrétien-démocrate Christophe Hansen, conformément à un accord politique national. Mais face au nombre élevé de commissaires désignés affiliés chrétiens-démocrates, la famille sociale-démocrate européenne demande que leur Spitzenkandidat intègre la Commission 'von der Leyen II' comme ce fut le cas en 2019 lorsque le Premier ministre libéral néerlandais, Mark Rutte, avait nommé Frans Timmermans. Un deuxième mandat de commissaire pour Nicolas Schmit permettrait au Luxembourg de prétendre à un portefeuille plus important. Mais Mme von der Leyen n'a pas fait cette proposition au gouvernement luxembourgeois.
Outre l'attribution des portefeuilles, les commissaires européens désignés sont à la recherche de la personne qui dirigera leur cabinet. Parmi les nouveaux noms qui circulent figurent ceux de la Suédoise Paulina Dejmek Hack, l'Estonienne Vivian Loonela, l'Espagnol Miguel Gil Tertre et le Finlandais Antti Timonen. (Mathieu Bion)