login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13472
INSTITUTIONNEL / Commission europÉenne

Les problématiques de parité et d'attribution des portefeuilles au sein du futur collège des commissaires restent entières après l'échéance du 30 août

L’Italie et la Bulgarie ont toutes deux désigné, vendredi 30 août, leurs candidats à la Commission européenne, respectant le délai donné aux États membres par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et respectant aussi, s’agissant de la Bulgarie, sa demande de lui fournir deux noms, ceux d’un homme et d’une femme.

Le gouvernement bulgare intérimaire (le pays se rendra aux urnes le 27 octobre pour de nouvelles élections législatives) a en effet proposé l'ancienne ministre des Affaires étrangères Ekaterina Zaharieva (issue du GERB affilié au PPE) et l'ancien ministre de l'Énergie Julian Popov, venu du parti 'We Continue the Change-Democratic Bulgaria', membre de Renew Europe.

Le gouvernement italien, de son côté, a confirmé le choix du ministre des Affaires européennes, Raffaele Fitto.

« Il s'agit d'un choix délicat et très important pour nous et pour l'Italie dans les années à venir », a notamment commenté Giorgia Meloni en Conseil des ministres, citée par Ansa. « Notre choix se porte sur une personne qui a une grande expérience et qui a su diriger avec d'excellents résultats les délégations qui lui ont été confiées dans ce gouvernement », a-t-elle ajouté.

La Belgique, en affaires courantes depuis juin, devait aussi, à l’heure de notre bouclage, proposer un nom de commissaire, voire deux, incluant possiblement une femme.

Si le MR francophone (Mouvement réformateur, membre de Renew Europe) devait être la famille politique d’origine de ce candidat à la Commission européenne, le choix de l’équipe gouvernementale en affaires courantes oscillerait, selon Le Soir, entre Didier Reynders, l’actuel commissaire européen à la Justice, et la ministre des Affaires étrangères, Hadja Lahbib.

Selon le journal belge, le nom de Sophie Wilmès, eurodéputée et ex-Première ministre, ne devait en revanche plus être dans le jeu. 

Cet ultime ‘casting’ ne permettra en tout cas définitivement pas d’atteindre la parité souhaitée par la présidente au sein du collège, avec seulement 7 femmes à présent, potentiellement 8 ou 9, avec deux éventuelles candidates bulgare et belge.

D’autres casse-têtes attendent Mme von der Leyen, qui a déjà informellement entamé les auditions de candidats et présentera le 11 septembre, comme l’a rapporté Euractiv, la configuration du futur collège des commissaires aux présidents de groupes politiques du PE.

Le premier d'entre eux tient à la surreprésentation de candidats intéressés par un portefeuille lié à l’économie, l’industrie ou la compétitivité, des secteurs visés notamment par la France, les Pays-Bas, l’Autriche, mais aussi l’Italie ou encore l’Espagne, selon la presse espagnole. L'Italie pourrait aussi vouloir obtenir le 'Budget' européen, un poste revendiqué aussi par la Pologne.

Une autre complication possible pourrait porter sur une éventuelle demande du groupe S&D, dans la perspective des auditions qui débuteront au PE fin septembre, d’obtenir davantage de commissaires européens issus de la famille socialiste européenne alors qu’à ce stade, le PES ne compte que cinq commissaires issus de cette famille (Slovaquie, Roumanie, Espagne, Malte et Danemark), voire quatre en prenant en compte l’exclusion du parti slovaque SMER, qui avait désigné Maroš Šefčovič en 2009. (Solenn Paulic)

Sommaire

Invasion Russe de l'Ukraine
SÉCURITÉ - DÉFENSE
SOCIAL - EMPLOI
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
ÉDUCATION - JEUNESSE - CULTURE - SPORT
BRÈVES