Plusieurs États membres de l’UE ont demandé, dans une contribution au débat sur les nouvelles techniques génomiques rendue publique le 23 août, de poursuivre les discussions au Conseil à partir du texte de février 2024, qui avait reçu le soutien de 17 pays de l’UE.
Dans un document de travail daté du 3 juillet soumis aux États, la Présidence hongroise du Conseil de l’UE suggère, elle, de relancer complètement le débat sur la proposition encadrant l’utilisation des NTG (EUROPE 13451/7).
Dans des contributions aux idées hongroises, plusieurs pays, comme l’Espagne, les Pays-Bas, la Suède, le Danemark, la Finlande, la République tchèque et la Lituanie, demandent la poursuite des débats sur la base du texte de février 2024, en vue de parvenir à une position commune au Conseil sur les règles encadrant les NTG (EUROPE 13440/22).
Les contributions des pays confirment les divergences au Conseil sur ce sujet sensible.
L’Autriche semble partager le point de vue de la Présidence hongroise, en estimant qu’il faut « davantage de temps » pour examiner divers éléments de la proposition de la Commission européenne tels que l’étiquetage ou l’évaluation des risques des plantes issues de NTG de catégorie 1 (celles considérées comme équivalentes aux plantes conventionnelles).
La Roumanie « salue l'initiative de la Présidence hongroise d'ouvrir le débat sur tous les sujets proposés par les États membres », de même que la Slovaquie, très réticente sur les NTG.
L’Allemagne rappelle les dissensions sur le sujet des NTG au sein du gouvernement national.
Lien vers les contributions de plusieurs États membres : https://aeur.eu/f/d9m
Sommet international sur les secteurs 'non-OGM'
Par ailleurs, István Nagy, ministre hongrois de l'Agriculture, qui est opposé aux organismes génétiquement modifiés, a annoncé qu'il allait prononcer un discours lors du sommet international sur les secteurs 'non-OGM' (https://aeur.eu/f/d9n ).
Durant cet évènement, qui se tiendra les 7 et 8 octobre à Francfort (Allemagne), un des thèmes abordés sera celui des nouvelles techniques génomiques et « leur impact sur la production non-OGM ». (Lionel Changeur)