Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont critiqué, lundi 24 juin à Luxembourg, certains éléments des propositions sur la table visant à renforcer le bien-être des animaux au cours de leur transport.
Certains ministres - de Finlande, de Bulgarie et d'Italie - ont déploré la définition qui est proposée des ‘trajets de longue distance’.
L’Irlande s’est inquiétée d’une possible réduction de son accès au marché unique, nécessitant souvent des trajets de longue distance. À l’inverse, le ministre luxembourgeois a estimé que la proposition manquait d’ambition s’agissant des trajets de longue distance vers des pays tiers, un avis partagé par ses homologues allemand et danois.
Le poids administratif et économique de certaines propositions semble inquiéter certains États membres. Le ministre suédois estime important que la proposition « ne représente pas un coût économique et administratif injustifié pour les autorités et entreprises ». L’Espagne a concédé que la proposition « peut avoir de sérieux impacts sur les secteurs du bétail, du transport et de l’agroalimentaire ». Selon le ministre estonien, « la législation ne doit pas mettre en danger la compétitivité ou la durabilité du secteur de l’élevage ».
La France a dit redouter une concurrence déloyale entre opérateurs de l’UE et de pays tiers. La République tchèque et la Bulgarie ont réclamé une période de transition qui soit la plus longue possible.
Mercredi 26 juin, le Comité des représentants permanents des États membres auprès de l’UE (Coreper) examinera une proposition de compromis sur les chiens et chats (EUROPE 13410/21). (Paul Charles - Stagiaire)