Les ministres et représentants de ministres de l’Emploi et des Affaires sociales des Vingt-sept ont confirmé, jeudi 20 juin à Luxembourg, leurs questionnements sur les projets de directive et de recommandations sur les stages de qualités, présentés en mars dernier (EUROPE 13432/22).
Le ministre belge des Affaires sociales, Frank Vandenbroucke, a résumé les préoccupations générales : il s’agira de clarifier les dispositions pour comprendre les effets et conséquences de ces deux outils, de clarifier le champ d’application des textes et notamment à quel type de stages et stagiaires ils s’appliquent.
Il faudra que les projets soient suffisamment flexibles pour pouvoir prendre en compte le rôle des inspections du travail et des partenaires sociaux et il faudra encore travailler sur la cohérence entre les deux outils.
Le commissaire européen à l’Emploi et aux Affaires sociales, Nicolas Schmit, a rappelé que les jeunes stagiaires se trouvent souvent dans des situations compliquées et qu'il faut « mieux les protéger », consolider la formation et lutter contre les faux stages.
L’Espagne a insisté sur le fait que les stages « ne doivent pas être synonymes de précarité ou de situation frauduleuse ». Il faut « mieux définir le champ d’application » et ne pas créer de « travailleurs de troisième zone ».
L’Allemagne a estimé qu'il faut donner plus de marge de manœuvre contre les faux stages, réduire la charge administrative pour les employeurs et les administrations et ne pas surcharger les PME. (Solenn Paulic)