Trois organisations non gouvernementales, WWF, BEE et Pan Europe ont réagi, dans un communiqué de presse commun, mercredi 19 juin, à l'adoption par le Conseil de l'UE d'une position sur la directive sur les substances à surveiller en priorité dans l'eau (EUROPE 13435/8).
L'affaiblissement de normes environnementales existantes et le recul à 2039 du délai pour « se conformer aux nouvelles normes de pollution proposées » (glyphosate, un groupe de PFAS, des produits pharmaceutiques) font dire aux trois ONG que l'accord donne « aux pays de l'UE le droit de polluer plutôt que de protéger notre eau ». « Repousser à plus tard les mesures de lutte contre la pollution de l'eau ne fera que rendre cette dernière plus difficile et plus coûteuse à traiter », a regretté Sara Johansson, chargée de mission pour la prévention de la pollution de l'eau au Bureau européen de l'environnement (BEE).
La position adoptée par le Conseil risque de « nuire aux citoyens en édulcorant activement la directive-cadre sur l'eau », estime Claire Baffert, responsable de la politique de l'eau du WWF.
Les trois ONG comptent encore sur les négociations à venir avec la Commission et le Parlement. (Florent Servia)