Le cinquième dialogue de haut niveau UE-Chine sur l’environnement et le climat a eu lieu, mardi 18 juin, pour la toute première fois à Bruxelles, afin de renforcer la coopération bilatérale entre l’UE et la Chine en matière de politiques intérieures et internationales.
Le vice-président exécutif de la Commission européenne chargé du Pacte Vert, Maroš Šefčovič, coprésidant ce dialogue, a indiqué, lors d’un discours introductif devant le vice-premier ministre chinois, Ding Xuexiang, et le reste de la délégation chinoise, que « le vert devrait être la couleur de notre coopération ».
« Nous nous trouvons dans une période où la paix et la stabilité internationales sont gravement menacées et il est donc important que nous ne perdions pas de vue ce qui compte le plus pour nos citoyens, à savoir la survie de l'espèce humaine et la garantie que nous continuerons à avoir une planète habitable », a-t-il poursuivi.
Répartie en deux sessions, la première partie du dialogue, en présence du commissaire à l’Action pour le climat, Wopke Hoekstra, visait à faire l'état des lieux des politiques climatiques nationales, à évoquer la prochaine COP29, qui aura lieu à Baku en Azerbaïdjan en novembre (EUROPE 13432/12), et à échanger sur la coopération bilatérale concernant les politiques climatiques découlant de l'accord de Paris et la transition vers une énergie propre.
M. Hoekstra a également signé, avec le ministre de l'Écologie et de l'Environnement, Huang Runqiu, un protocole d'accord actualisé pour renforcer la coopération en matière d'échange de quotas d'émission.
Celui-ci « témoigne de notre engagement commun à promouvoir la tarification du carbone en tant qu'outil efficace pour une économie neutre sur le plan climatique », s'est félicité le commissaire.
La seconde session, impliquant le commissaire à l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, se concentrait plus particulièrement sur la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité de la COP15 de Kunming-Montréal, ainsi que la coopération bilatérale sur l'eau et l'économie circulaire.
M. Sinkevičius a indiqué qu’il était nécessaire de « renforcer notre coopération sur les aires maritimes protégées (AMP) en Antarctique et de continuer à progresser dans la réduction de la pollution plastique ». (Pauline Denys)