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Bulletin Quotidien Europe N° 13434
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Finances

Mairead McGuinness appelle à « mettre les intérêts nationaux de côté » pour avancer sur l'Union des marchés de capitaux

« Les finances publiques ne suffiront pas » pour financer les transitions numérique et environnementale, a réaffirmé, mardi 18 juin, la commissaire européenne aux Services financiers, Mairead McGuinness, à l'occasion de la Conférence sur l’intégration financière organisée par la Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) à Francfort.

« La Commission avance le chiffre d'un investissement supplémentaire de plus de 600 milliards d'euros chaque année pour la transition climatique (...). Il s'agit d'investir dans toutes les énergies renouvelables, les technologies, les isolations (...). Mais au-delà de la transition climatique, nous avons également besoin d'investissements privés dans les technologies numériques, dans l'innovation et, bien sûr, dans la défense », a déclaré Mme McGuinness, pressant le nouveau Parlement européen (EUROPE 13427/8) de soutenir les efforts de la Commission européenne et des États membres sur l’Union des marchés de capitaux (EUROPE 13410/7).

Soulignant les progrès réalisés depuis 2019, la commissaire a appelé à la levée des obstacles persistants, estimant que l'heure était à « l'action ». « Nous devons mettre de côté les intérêts nationaux, publics ou privés, en faveur des objectifs européens à long terme qui bénéficieront à chacun d'entre nous », a plaidé Mme McGuinness, évoquant notamment les différents textes législatifs en vigueur en matière d'insolvabilité dans les vingt-sept États membres.

La commissaire a mentionné trois dossiers clés sur la table : la relance du marché de la titrisation, la création de produits d'épargne paneuropéens et l’intégration de la supervision financière.

« Une supervision nationale fragmentée ne répondra en rien à notre besoin de stimuler la compétitivité de l'UE et de réduire la bureaucratie. La fragmentation n'est pas un moyen efficace de faire des affaires », a-t-elle argué.

Les progrès en matière d'intégration financière ont été décevants, pointe la BCE. Selon un rapport sur l'intégration et la structure financières dans la zone euro publié mardi par la BCE, une meilleure intégration du marché intérieur des services financiers de la zone euro est nécessaire pour garantir la résilience économique de l'Europe.

« La zone euro a fait preuve de résilience pendant les crises, mais les progrès en matière d'intégration financière ont été décevants. Les indicateurs d'intégration financière ont baissé de manière significative au cours des deux dernières années, sans augmentation notable depuis le début de l'union monétaire », a indiqué la BCE.

Pour parvenir à un marché des services financiers pleinement intégré, la BCE émet six recommandations : - faciliter les opérations bancaires transfrontalières ; - harmoniser la définition des concepts clés dans les cadres réglementaires de l'UE ; - intégrer l'architecture réglementaire et de surveillance du marché des capitaux ; - relancer la titrisation ; - augmenter la standardisation et la transparence dans le domaine des produits structurés ; - promouvoir des marchés de capitaux et d'actions dynamiques.

Lien vers le rapport de la BCE : https://aeur.eu/f/cpn  (Bernard Denuit)

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