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Bulletin Quotidien Europe N° 13434
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat

L’Agence européenne pour l’Environnement espère que la prochaine législature européenne poursuivra les investissements dans la résilience climatique

Alors que mai 2024 a été le 12e mois consécutif avec des températures record (EUROPE 13424/22), l’Agence européenne pour l’Environnement (AEE) a fait le point, avant un nouvel été potentiellement marqué par des événements climatiques extrêmes, sur ses derniers rapports thématiques, dont l’évaluation des risques climatiques (EUROPE 13368/11), et a fait part de ses attentes pour la prochaine législature européenne.

Suite aux élections européennes, la nouvelle Commission doit fixer ses priorités stratégiques pour les cinq prochaines années. Des voix se sont élevées, depuis plusieurs mois, dans la société civile et de l’industrie (EUROPE 13433/7) pour que l’institution poursuive son engagement en faveur du climat et de la transition énergétique, dans le cadre du 'Pacte vert européen'.

Du côté de l’AEE, on espère également que les recommandations ficelées les derniers mois et années trouveront une place de premier plan dans l’agenda stratégique de l’UE pour les années à venir.

Selon Blaž Kurnik, chef du groupe sur les impacts et l'adaptation au changement climatique de l’AEE, s'exprimant devant la presse, il est encore trop tôt pour le savoir : « Voyons ce qui ressortira du prochain cycle politique, lorsque les priorités seront définies par la Commission européenne, mais aussi par les institutions de l'UE ».

Toutefois, il estime qu'aujourd'hui, les risques climatiques ne peuvent être ignorés. Selon lui, il existe également un consensus politique suffisamment fort sur la nécessité d’investir dans la résilience climatique pour le développement économique, la croissance et la compétitivité.

« Si l'Europe, en tant que continent, atteint la résilience climatique plus rapidement que les autres continents, il s'agit d'un avantage économique et sociétal. J'espère que ce message sera bien compris lors du prochain cycle politique », a-t-il insisté.

Bien que les prévisions saisonnières pour cet été soient encore incertaines, l’AEE rappelle qu’en se basant sur les signaux des dernières années, il existe bel et bien une augmentation des événements extrêmes affectant le continent européen.

Les pertes économiques, dues en grande partie aux événements extrêmes durant l’été, ont d’ailleurs battu des records ces trois dernières années. En 2021, la Belgique et l’Allemagne ont été touchées par d’importantes inondations et l’année 2022 a été marquée par de nombreux feux de forêt, une sécheresse importante et des vagues de chaleur.

L’AEE estime que, pour l’année 2023, les pertes économiques seront similaires à celles des deux années précédentes, se situant au-dessus des 50 milliards d’euros. (Pauline Denys)

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