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Bulletin Quotidien Europe N° 13402
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat/Énergie

Les pays du G7 fixent la fin des centrales à charbon d'ici à 2035

Les ministres des pays du G7 (l'Italie, le Japon, le Canada, les États-Unis, l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni) réunis à Turin, en Italie, lundi 29 et mardi 30 avril, ont fixé pour la toute première fois une date de sortie de la combustion du charbon.

La suppression progressive de leurs centrales à charbon ne disposant pas de dispositifs de captage de carbone a été scellée d’ici la première moitié des années 2030.

« Pour la première fois, notre document comprend une date butoir (...) En d'autres termes, cela signifie que les pays du G7 s'engagent à abandonner progressivement l'utilisation du charbon, sans mettre en péril l'équilibre économique et social des différents pays », a déclaré le ministre italien de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, lors d’une conférence de presse, mardi 30 avril.

Charbon

Jusqu’à présent, les membres du G7 n’étaient jamais parvenus à se mettre d’accord sur une date précise (EUROPE 13163/11) en raison de la position du Japon, mais également des États-Unis qui, au sein du G7, sont les plus dépendants du charbon.

Gaz

Quant à la dépendance à l'égard du gaz, le G7 n’a pas acté de fin aux investissements publics dans cette énergie fossile. Le communiqué indique qu’afin d’éliminer la dépendance du G7 à l’égard du gaz russe, « les investissements soutenus par les pouvoirs publics dans le secteur du gaz peuvent constituer une réponse temporaire appropriée ».

Nucléaire

Dans leur communiqué final, les ministres ont également reconnu le rôle que l’énergie nucléaire peut jouer dans les efforts de décarbonation.

« Nous agirons ensemble pour promouvoir la recherche et nous assurer que les conditions sont en place pour soutenir l'utilisation de l'énergie nucléaire, qui est une forme d'énergie propre », s’est félicité le ministre italien. 

Pollution plastique 

Pour la première fois également, le G7 invoque la nécessité d’endiguer la pollution plastique. 

Au moment de la réunion, des négociations internationales entre plus de 170 pays se déroulaient à Ottawa, au Canada, et ont abouti à un plan stratégique - la feuille de route d’Ottawa - définissant les bases d’un futur traité international contraignant sur la pollution plastique.

Le communiqué du G7 mentionne l’ambition de réduire à zéro la pollution plastique supplémentaire d’ici 2040 et le soutien au Comité de négociation intergouvernemental (CNI) pour qu'il achève ses travaux en vue de l'élaboration de cet instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, y compris dans l'environnement marin, d'ici fin 2024.

Engagement international

Les objectifs non contraignants fixés lors de cette réunion ministérielle feront l’objet de nouvelles discussions entre les chefs d’État et de gouvernement du G7, qui se réuniront du 13 au 15 juin en présence des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen.

Le Canada, qui emboîte le pas à la Présidence italienne, s’est engagé, quant à lui, à poursuivre les efforts d’élimination des énergies fossiles et à mettre l’accent sur le financement de la transition climatique, reconnaissant le rôle majeur que le G7 peut jouer sur les questions de financement. 

Enfin, les ministres ont indiqué que les enjeux climatiques seront également en haut de l’agenda du prochain sommet du G20, au Brésil en novembre, et de la COP29, à Bakou, en Azerbaïdjan. 

Pour voir le communiqué : https://aeur.eu/f/c0w  (Nithya Paquiry et Pauline Denys)

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