La ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, au nom de la Présidence belge du Conseil de l’UE, a souligné, mardi 30 avril, l’importance pour les pays aspirants à entrer dans l’UE d’effectuer les réformes nécessaires, notamment en termes d’État de droit.
« Nous demandons aux pays candidats d'entreprendre des réformes significatives afin de répondre aux normes européennes, de s'engager sur la voie de la stabilité à long terme et d'être prêts à s'intégrer dans notre famille européenne ; c’est là qu’intervient l’État de droit », a rappelé la ministre lors d’un Conseil informel des Affaires générales auquel ont participé les dix pays aspirant à entrer dans l’UE. « L’UE est avant tout une union de valeurs, ce n’est pas un distributeur de billets ni une organisation transactionnelle, mais une organisation fondée sur des valeurs fondamentales telles que la démocratie, l’État de droit. Ces valeurs doivent être adoptées, ancrées et protégées pour tous ceux qui souhaitent rejoindre la famille européenne », a-t-elle rappelé.
Un travail soutenu par les États déjà membres de l'UE. « Le processus d’adhésion à l’UE est long et difficile, il nécessite des efforts considérables, des réformes nécessaires. Il est important qu’on le fasse ensemble », a expliqué la commissaire européenne Věra Jourová, faisant écho à de nombreux ministres présents qui ont souligné, à leur arrivée, la nécessité de coopérer et d’aider les pays à entrer dans l'UE. Le Conseil a également été l’occasion, pour un groupe de pays menés par la Lituanie, d’appeler le gouvernement géorgien à entendre les aspirations européennes de son peuple alors que l’UE s’inquiète de l’adoption d’une loi sur la 'transparence de l'influence étrangère' (EUROPE 13393/35).
Lors de la discussion, structurée autour d'une étude réalisée par l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, IDEA (https://aeur.eu/f/c0u ), les ministres se sont notamment entretenus sur la possibilité d’intégrer de façon graduelle les pays aspirants dans le processus interne de l’État de droit de l’UE et sur la création d’un forum annuel sur l’État de droit et l’élargissement.
Les administrations des États membres pourraient aussi davantage fournir une assistance technique aux administrations des pays aspirants. Cela devrait, selon une source, permettre aux gouvernements des États membres de bien garder à l’esprit ce que cela peut représenter pour les pays aspirants de s’aligner sur le respect des principes fondamentaux de l’État de droit. (Camille-Cerise Gessant)