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Bulletin Quotidien Europe N° 13163
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie/climat

Le G7 fixe de nouveaux objectifs en matière de capacité solaire et éolienne, mais ne s'accorde pas sur une date de sortie pour le charbon

Lors de la réunion ministérielle conjointe des ministres de l'Environnement, de l'Énergie et du Climat du G7, les 15 et 16 avril à Sapporo, au Japon, les sept pays se sont accordés sur de nouveaux objectifs communs concernant l’énergie solaire, l’éolien offshore et la sortie définitive des énergies fossiles. Ils ont toutefois évoqué le rôle du nucléaire et du gaz naturel pour favoriser l'indépendance énergétique et ne sont pas parvenus à s’accorder sur une date de sortie du charbon pour la production d’électricité.

Développement des énergies renouvelables

Le G7 s'est engagé à augmenter de manière significative la production d'électricité à partir de sources d'énergie renouvelable, telles que l'éolien en mer et le solaire, d'ici 2030.

Plus précisément, les ministres du G7 ont promis de produire collectivement 150 gigawatts supplémentaires d'énergie éolienne en mer « sur la base des objectifs existants de chaque pays » et de porter la capacité de production des panneaux solaires à plus d'un térawatt.

Sortie progressive des énergies fossiles

Les ministres du G7 se sont ensuite engagés à accélérer la sortie progressive des énergies fossiles dans tous les secteurs afin de parvenir à un secteur de l'électricité « majoritairement » décarboné d'ici à 2035.

Une nuance importante a néanmoins été introduite. Il a été précisé que cela ne s'appliquerait qu'aux énergies fossiles qui n'ont pas de système de captage et de stockage de CO2 afin de maintenir une ouverture envers cette technologie encore en développement.

« [Cette technologie] peut constituer une partie importante d'un vaste portefeuille de solutions de décarbonation pour parvenir à des émissions nettes nulles d'ici 2050 », est-il ainsi énoncé dans la déclaration.

Pas de date de sortie pour le charbon

Bien que les membres du G7 aient réaffirmé leur engagement à parvenir à un secteur énergétique « complètement ou majoritairement décarboné en 2035 » et à respecter l'objectif de l'Accord de Paris de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, le communiqué final, qui reconnaît la nécessité de ne pas construire de nouvelles centrales à charbon, ne contient pas d'engagement spécifique sur une date de sortie du charbon dans le secteur de l'électricité, comme le réclamaient certains pays membres.

Le rôle du nucléaire dans la décarbonation

À l'occasion de cette réunion, les discussions ont également porté sur l’énergie nucléaire et son rôle pour atteindre l’indépendance énergétique et lutter contre le changement climatique, lors d’un forum spécifique organisé par la Présidence japonaise. 

Dans ce cadre, les pays pronucléaires, comme la France, ont communiqué leur position et le choix du nucléaire dans leur politique énergétique nationale. 

« Dans l'Union européenne, 14 pays souhaitent que les technologies nucléaires soient prises en compte dans le cadre d'une stratégie efficace de transition énergétique », a tenu à rappeler la ministre française de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. 

Elle a également insisté sur l’aide et le soutien à plusieurs pays toujours dépendants du nucléaire russe.

Alors que l’Allemagne fermait ses trois derniers réacteurs nucléaires, samedi 15 avril, le ministre allemand de l’Économie, Robert Habeck demandait officiellement l'extension des sanctions européennes sur le nucléaire russe et a déclaré vouloir mettre en place « des périodes de transition ».

« Jusqu'à présent, le pétrole, le gaz et le charbon ont été sanctionnés, mais pas le combustible et la technologie nucléaire », a exprimé Sven Giegold, secrétaire d'État au ministère allemand de l'Économie et de la Protection du climat, via Twitter.

La poursuite d'investissements dans le gaz

Concernant la consommation de gaz naturel, le Japon a exprimé son intention de maintenir le gaz naturel liquéfié comme combustible de transition pour au moins 10 à 15 ans, et ce malgré les critiques de plusieurs groupes d’intérêts environnementaux (EUROPE 13162/3).

Le communiqué du G7 va dans le sens de la politique énergétique japonaise, puisqu’il admet que « l'investissement dans le secteur du gaz peut être approprié pour contribuer à combler les éventuelles pénuries du marché provoquées par la crise, sous réserve de circonstances nationales clairement définies ». 

Pour voir le communiqué du G7 : https://aeur.eu/f/6ce  (Nithya Paquiry et Pauline Denys)

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