« Nous sommes déjà en contact avec les autorités des pays qui ont annoncé ces mesures et avec les autorités ukrainiennes pour comprendre l'étendue et la base légale des mesures, car nous n'avons pas encore de clarté dessus pour le moment », a déclaré la porte-parole de la Commission européenne Miriam García Ferrer, lundi 17 avril, à propos des interdictions d'importation imposées par la Pologne et la Hongrie sur des produits agroalimentaires ukrainiens.
Les gouvernements de ces deux pays ont décidé, samedi 15 avril, d'interdire les importations de céréales et d'autres produits agricoles ukrainiens. Ces produits, qui transitent sur leur territoire depuis que leur exportation via la mer Noire est bloquée, s'entassent en réalité dans les deux pays et font chuter les prix locaux.
La Commission ne s'est pas prononcée davantage sur ces mesures, mais a rappelé que la politique commerciale relevait des compétences de l'UE uniquement. En ce sens, « les actions unilatérales ne sont pas acceptables », a indiqué la porte-parole.
De plus, les relations commerciales entre l'UE et l'Ukraine sont régies par l'Accord de libre-échange approfondi et complet (DCFTA) et des restrictions commerciales imposées par un État membre pourraient aller à l'encontre de cet accord.
« Dans un contexte si difficile, il est crucial de coordonner et d'aligner les décisions au sein de l'UE », a rappelé la Commission.
Ce sujet a été ajouté à l'agenda du 'Comité spécial agriculture' du Conseil de l'UE le 17 avril (EUROPE 13163/16). Les représentants permanents des États membres devraient également aborder le sujet cette même semaine et demander des explications auprès des ambassadeurs polonais et hongrois. (Léa Marchal)