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Bulletin Quotidien Europe N° 13393
CONSEIL EUROPÉEN / DÉmocratie

Activation du dispositif européen 'IPCR' de réaction aux crises pour contrer l'ingérence pro-russe dans l'UE

Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, a annoncé, jeudi 18 avril à l'issue de la première session de travail du Conseil européen, que le dispositif 'IPCR' de réaction aux crises serait activé au niveau européen pour faciliter l'échange d'informations et un suivi régulier des enquêtes menées dans les États membres sur une corruption présumée par la Russie de candidats, notamment issus de partis d'extrême droite en Allemagne, aux élections européennes de juin (EUROPE 13389/14).

« Il ne faut pas attendre les élections pour intervenir », a-t-il estimé.

Dans une lettre adressée mardi 16 avril à leurs homologues, M. De Croo et son homologue tchèque, Petr Fiala, ont préconisé la mise sur pied d'« un nouveau régime de mesures restrictives de l'Union européenne visant à contrer les activités malveillantes de la Russie ». Ce régime aurait pour objectif de sanctionner les membres de réseaux pro-russes actifs dans l'UE et dont l'objectif consiste à faire élire des eurodéputés pro-russes lors des élections européennes et à placer des collaborateurs pro-russes auprès d'eurodéputés.

MM. De Croo et Fiala affirment que les services secrets de leur pays respectif ont identifié des tentatives de la Russie de déstabiliser les démocraties européennes, notamment par des transferts d'argent liquide observés en République tchèque. « Nous avons des preuves » que de tels liens financiers existent avec le but d'influencer les élections, a souligné M. De Croo.

Les deux Premiers ministres sont également d'avis que le Conseil européen devrait « examiner si les mandats du Parquet européen et de l'OLAF permettent de poursuivre cette ingérence » de la Russie. Si ce n'est pas le cas, un élargissement de ces mandats ne devrait pas être exclu. Une telle initiative, comme la création d'un régime de sanctions, prendra néanmoins du temps.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a évoqué « un très bon débat » au Conseil européen sur cet enjeu. « Nous voudrions renforcer le monitoring, nous devons être plus vigilants, nous devons coopérer bien plus et mettre en commun les instruments à notre disposition tant au niveau des institutions de l'UE que des autorités nationales », a-t-il estimé.

Pour la présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, « les tentatives de la Russie de fausser les récits et de renforcer les sentiments pro-Kremlin avant les prochaines élections européennes de juin par le biais de la désinformation ne sont plus seulement une menace, mais une possibilité que nous devons être prêts à contrer ». Elle a assuré du soutien du Parlement européen dans la lutte contre toute ingérence malveillante dans les processus démocratiques.

Voir la lettre de MM. De Croo et Fiala: https://aeur.eu/f/bti  (Mathieu Bion avec Lionel Changeur)

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