Si l'Europe de l’Ouest est à l’avant-garde du développement de l’hydrogène bas carbone, représentant environ la moitié de la demande totale d'hydrogène en Europe, un soutien politique accru et une stimulation de la demande sont nécessaires pour accélérer la cadence, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans une deuxième édition du rapport 'Northwest European Hydrogen Monitor', parue mercredi 17 avril.
Le potentiel de production de la région est de 7 millions de tonnes par an d'ici 2030. Toutefois, malgré des objectifs ambitieux, moins de 4% des projets prévus sont opérationnels, en cours de réalisation ou ont fait l'objet d'une décision finale d'investissement, ce qui les place à la traîne par rapport aux États-Unis et à la Chine.
Selon l’AIE, le soutien politique tout au long de la chaîne de valeur est essentiel pour accélérer l'offre et stimuler la demande, envoyant ainsi des signaux clairs aux investisseurs qui envisagent des projets de production.
Dans un contexte de tensions géopolitiques, les objectifs de production ont doublé après l'invasion de l'Ukraine en 2022, passant à 40 GW de capacité d’électrolyse visée d’ici 2030.
Toutefois, des incertitudes telles que les changements de marché et les fluctuations des coûts persistent et des efforts plus importants sont jugés nécessaires pour rendre le prix de l'hydrogène bas carbone compétitif par rapport à l'hydrogène produit à partir de combustibles fossiles. Le rapport juge notamment essentiel de développer la capacité de stockage souterrain de l'hydrogène.
Pour voir le rapport : https://aeur.eu/f/bt1 (Pauline Denys)