Le représentant spécial de l'Union européenne pour le dialogue entre Belgrade et Pristina, Miroslav Lajčák, a rencontré, lundi 25 mars, le vice-premier ministre kosovar, Besnik Bislimi, et le chef du bureau serbe pour le Kosovo, Petar Petković, pour tenter de parvenir à une solution sur la question de l’interdiction des transactions en dinars serbes décidée par Priština (EUROPE 13342/15). Faute de résultats concrets à l'issue de cette réunion, une nouvelle rencontre aura lieu la semaine prochaine sur le sujet.
« Aujourd'hui, les négociateurs en chef du Kosovo et de la Serbie ont présenté des propositions sur la voie à suivre pour les personnes concernées par la réglementation de la Banque centrale du Kosovo sur les opérations en espèces. Nos longues discussions ont permis de clarifier des détails importants. La semaine prochaine, nous sommes convenus de nous réunir à nouveau, avec l'ambition de trouver une solution », a assuré M. Lajčák.
Le discours du représentant spécial de l’UE tranche avec celui du vice-premier ministre kosovar, qui, pour sa part, a estimé que « ces propositions sont encore très éloignées l'une de l’autre », jugeant « très constructive » la proposition mise sur la table par Priština.
L’interdiction des transactions en dinars serbes au Kosovo aurait dû prendre effet le 1er février dernier. Craignant que cette décision « affecte le soutien financier que les Serbes du Kosovo reçoivent de Serbie », l'Union européenne avait appelé le gouvernement kosovar, le 2 février, à instaurer une période de transition.
Le sujet des transactions en dinars serbes vient s’ajouter à une longue série d’autres problématiques (EUROPE 13373/8, 13279/4) qui bloquent les deux pays des Balkans sur la voie de la normalisation de leurs rapports, conditions sine qua non pour progresser dans leur processus d’adhésion à l’UE. (Thomas Mangin)