À la suite de sa sélection parmi les trois candidats finalistes au poste de Secrétaire général du Conseil de l'Europe (EUROPE 13326/20), le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders, a officiellement demandé une mise en disponibilité à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
M. Reynders attend désormais la décision de la présidente, a déclaré Balazs Ujvari, un porte-parole de l'institution de l'UE, mardi 26 mars.
La veille au soir, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe avait soumis officiellement à l’Assemblée parlementaire sa liste de candidats au poste de Secrétaire général de l’Organisation strasbourgeoise.
Après des auditions organisées la semaine dernière, les représentants permanents des 46 États membres du Conseil de l’Europe n’ont écarté aucun des trois candidats déclarés, mais ils les ont classés selon l'ordre de préférence déterminé à l’issue d’un vote.
L’ancien conseiller fédéral et président de la Confédération helvétique Alain Berset (socialiste) – candidat de toute dernière minute annoncé le 10 janvier – figure en en tête de liste face à deux anciens ministres : le social-démocrate estonien Indrek Saar (ancien ministre de la Culture), classé deuxième, et le libéral belge Didier Reynders (ancien ministre des Finances, des Affaires étrangères), actuel commissaire européen à la Justice, qui figure à la troisième place alors qu’il était pressenti comme favori en fin d’année dernière.
Cet ordre de préférence annoncé par les ambassadeurs permanents auprès du Conseil de l’Europe tient d’une « recommandation » et ne préjuge en rien du vote de l’Assemblée parlementaire, qui sera souverain le 25 juin prochain.
Lors de l’élection au poste de Secrétaire général(e) de 2019 (EUROPE 12223/33), M. Reynders avait d’ailleurs dû s’incliner devant la Croate Marija Pejčinović Burić alors qu’il avait été placé en tête par le Comité des ministres. Comme le veut la procédure, le vote du 25 juin se tiendra en plénière strasbourgeoise et au scrutin secret.
La majorité absolue sera requise au premier tour de scrutin et la majorité relative au second tour.
Il revient désormais aux candidats de mener campagne tant auprès des groupes politiques représentés dans l’hémicycle strasbourgeois qu’au niveau des 46 délégations nationales qui y siègent. (Véronique Leblanc avec Mathieu Bion)