Le président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Bosnie-Herzégovine et le Kosovo, Romeo Franz (Verts/ALE, allemand), et le rapporteur permanent pour la Bosnie-Herzégovine, Paulo Rangel (PPE, portugais), ont appelé Sarajevo à « donner la priorité et à accélérer les travaux sur la réalisation des priorités clés en suspens » pour progresser sur la voie de l’adhésion à l’UE, dans une déclaration commune adoptée lundi 25 mars.
« Les réformes essentielles ne peuvent être retardées ni faire l'objet de blocages et de jeux politiques. Toute rhétorique ou action de nature à semer la discorde, incendiaire ou sécessionniste portera atteinte au processus d'intégration du pays à l'UE et le mettra en péril », ont prévenu les eurodéputés, estimant qu’il restait « encore beaucoup à faire » pour le pays des Balkans occidentaux.
Un cadre juridique permettant à l’UE d’imposer des mesures restrictives - telles que le gel des avoirs ou encore l'interdiction de voyager dans l’UE - à des personnes ou entités qui porteraient atteinte à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'ordre constitutionnel de la Bosnie-Herzégovine existe déjà depuis 2011. Le 25 mars, le Conseil de l’UE a d’ailleurs annoncé la prolongation de son existence de deux ans, l’étendant ainsi jusqu’au 31 mars 2026.
Cette déclaration des deux eurodéputés intervient alors que les Vingt-sept ont repris à leur compte, jeudi 21 mars, les recommandations de la Commission européenne en décidant d’ouvrir officiellement les négociations d’adhésion à l’UE avec la Bosnie-Herzégovine (EUROPE 13376/2).
Celles-ci pourront débuter une fois que le cadre de négociations aura été adopté par le Conseil. Ceci interviendra, selon les conclusions du Conseil européen, « dès que toutes les mesures pertinentes énoncées dans la recommandation de la Commission du 12 octobre 2022 auront été prises ». (Thomas Mangin)