La Commission a indiqué avoir pris note, vendredi 2 février, de la décision du Kosovo de reporter l’interdiction des transactions en dinars serbes. Elle demande aussi à Pristina d'instaurer une période de transition alors que cette décision avait été annoncée par la Banque centrale kosovare et devait prendre effet à compter du 1er février.
La Commission, au cours des derniers jours, avait alerté quant au fait qu’une telle décision pourrait « affecter le soutien financier que les Serbes du Kosovo reçoivent de la Serbie » et appelé à ce que ces questions soient abordées dans le cadre du dialogue entre Belgrade et Pristina (EUROPE 13298/21).
« La Commission regrette que cette décision ait été adoptée sans consultation préalable, étant donné l'impact qu'elle pourrait avoir sur la vie quotidienne des Serbes du Kosovo. La Commission est particulièrement préoccupée par l'impact sur les écoles et les hôpitaux, étant donné l'absence apparente d'alternatives à l'heure actuelle », a commenté un porte-parole de la Commission européenne.
La Commission européenne a souligné en outre l’importance de la mise en œuvre d’une période de transition pour les quelque 120 000 Serbes qui vivent dans le nord du Kosovo. Le gouvernement kosovar, de son côté, a assuré, par la voix de son vice-premier ministre, Besnik Bislimi, que des « mesures punitives » ne seraient pas appliquées « immédiatement ». « Nous prendrons le temps d’informer les citoyens serbes », a-t-il complété. (Thomas Mangin)