Les ambassadeurs des États membres auprès de l'UE ('Coreper') ont approuvé la proposition de la Commission européenne de prolonger d'un an les mesures autonomes envers l'Ukraine et la Moldavie, mercredi 21 février. Quatre pays ne soutenaient pas le texte concernant l'Ukraine (la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie), mais n'ont pas pu former une minorité de blocage.
Le projet de règlement qui doit prolonger la suspension des tarifs sur les importations venant d'Ukraine fait débat dans les pays de l'UE frontaliers de l'Ukraine, qui estiment que leur économie est lésée par l'afflux de certains produits agricoles ukrainiens. Les membres du Coreper ont dit comprendre l'inquiétude de ces pays et se sont engagés à trouver des solutions durables pour eux et pour l'Ukraine, d'après un diplomate.
Le Conseil a donc adopté la proposition de la Commission sans modification. Celle-ci prévoit un mécanisme de sauvegarde renforcé pour prévenir les importations trop importantes, ainsi qu'une sauvegarde automatique sur certains produits ukrainiens (œufs, volaille et sucre) (EUROPE 13340/7). La Hongrie, la Pologne et la Slovaquie auraient souhaité inclure les céréales dans cette sauvegarde automatique.
C'est aussi le cas de plusieurs députés au Parlement européen. Certains ont déposé des amendements à la proposition, bien que la rapportrice du texte, Sandra Kalniete (PPE, lettonne), eût suggéré à ses collègues d'adopter le texte sans modifications (EUROPE 13353/9).
La commission du commerce international du PE devrait voter le texte le 7 mars prochain, puis l'ensemble des députés lors d'une des séances plénières d'avril. (Léa Marchal)