login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13355
Sommaire Publication complète Par article 16 / 32
POLITIQUES SECTORIELLES / Recherche

Le député Ivars Ijab réunit chercheurs et décideurs au Parlement européen pour examiner les défis et opportunités liés à la 'science ouverte'

L'eurodéputé Ivars Ijab (Renew Europe, lituanien) a présidé, mercredi 21 février, un débat du « Panel sur le futur de la science et de la technologie » au Parlement européen portant sur la 'science ouverte'. Le député a souligné que la 'science ouverte' était l'un des moteurs principaux de l'innovation et que cette pratique renforçait la confiance du public, tout en améliorant la qualité et l'efficacité de la science.

Ivars Ijab a fait état de plusieurs défis rencontrés dans la mise en œuvre des initiatives en faveur de la 'science ouverte'. Ces initiatives peuvent sembler entrer en conflit, notamment, avec certaines réglementations européennes de protection de la vie privée ou celles protégeant la propriété intellectuelle ou le secret des affaires. L’exploitation des données ouvertes ('open data') représente aussi un défi, a-t-il ajouté.

Dès lors, le député a estimé qu'il fallait s'interroger sur le type de politique qui pouvait être mis en place pour s’assurer que la 'science ouverte' puisse être conforme aux principes éthiques.

La commissaire européenne à la recherche et à l'innovation, Iliana Ivanova, quant à elle, a appelé à mener plus d’actions pour améliorer les compétences et l’éducation pour la 'science ouverte' et éthique, à développer les infrastructures pour l’échange à large échelle des résultats et des données de la 'science ouverte' et à en offrir un accès plus juste.

Par ailleurs, Mme Ivanova a appelé à soutenir un changement culturel au travers de la réforme de l’évaluation de la recherche. Cette réforme est soutenue par la Commission européenne et ambitionne d'aller au-delà de la seule comptabilité du nombre de citations ou de publications scientifiques pour évaluer la recherche.

Franck Miedema, de l’Université d’Utrecht, expert en 'science ouverte', a estimé qu'il était crucial de poser la question de la raison pour laquelle la 'science ouverte' était importante. Il a estimé que la raison principale est qu’elle aura plus d'impact sur la société.

Pour y parvenir, il a souligné que l'engagement avec la société était essentiel. Il a encouragé à partager largement les résultats de la recherche, notamment avec les parties prenantes de la société, et à échanger dès la conception du projet de recherche. M. Miedema a indiqué qu'il fallait promouvoir le fait que les résultats puissent fournir des orientations dans des contextes spécifiques.

Plus globalement, le professeur Miedema a estimé qu'il fallait avoir une pratique de 'science ouverte' quand cela était possible et fermer les accès lorsque cela s'avérait nécessaire, notamment en raison d'enjeux géopolitiques.

Enfin, pour Franck Miedema, l’intégrité de la recherche représente certes un élément important ainsi que le renforcement des compétences et l'éducation. Mais, surtout, les instituts de recherche et les financeurs - dont l'UE, acteur majeur dans le financement de la recherche - doivent réviser leurs éléments d'incitation à la recherche, les récompenses proposées et leurs méthodes d’évaluation, en ligne avec l'Agenda européen pour la 'science ouverte' de 2016. (Émilie Vanderhulst)

Sommaire

Invasion Russe de l'Ukraine
ACTION EXTÉRIEURE
INSTITUTIONNEL
DROITS FONDAMENTAUX - SOCIÉTÉ
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
SOCIAL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
BRÈVES
CORRIGENDUM