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Bulletin Quotidien Europe N° 13307
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Invasion Russe de l'Ukraine / Transports

Accord UE/Ukraine sur le transport de marchandises, désaccord au sein du Conseil de l’UE et avec la Commission européenne

À la demande de la Pologne, la Hongrie et la Slovaquie, les ministres européens des Transports ont discuté, lundi 4 décembre, de l’accord entre l’UE et l’Ukraine sur le transport de marchandises par route, mis en place l’année dernière.

Avec cet accord, l'UE a accepté d'exempter les transporteurs routiers ukrainiens de marchandises de l'obligation de détenir les permis normalement exigés pour les routiers non européens (EUROPE 13274/28). Depuis plusieurs semaines, les transporteurs polonais sont en grève et protestent contre le système de file d'attente électronique aux frontières.

Rafał Weber, le secrétaire d’État polonais, a appelé à revenir au système de permis, sauf pour l’aide militaire ou humanitaire. « Supprimer ces permis pour les transporteurs a eu un impact négatif pour les sociétés de transport européennes », a-t-il estimé.

Selon lui, 37% des échanges avec l’Ukraine étaient effectués par des transporteurs polonais avant l’accord, un chiffre tombé à 10% aujourd’hui. Il a qualifié ce système de « discriminatoire » vis-à-vis des transporteurs européens.

Le ministre délégué hongrois, Nándor Csepreghy, voudrait revenir à ce système pour « ne pas perturber le marché intérieur ». Le Slovaque Jozef Ráž a jugé qu’il était « essentiel de trouver un équilibre entre le soutien à l'Ukraine et la protection de l'industrie du transport routier de l'UE ».

Si certains ministres ont appelé à trouver un « accord équilibré », d’autres ont réaffirmé l’importance du soutien à l’Ukraine. « C’est un devoir moral de s’opposer à celui qui ne respecte pas le droit international », a dit Ģirts Dubkēvičs, le Secrétaire parlementaire letton. Il a annoncé que son pays soutiendrait la prolongation de l’accord.

La commissaire européenne au Transport, Adina Vălean, s’est dite « très déçue que l'idée même de réintroduire des permis dans ce contexte soit sur la table et proposée par certains États membres ». « Il est urgent de revenir à la raison », a-t-elle exhorté les États membres. Elle a ajouté que les accords européens devaient être défendus par les autorités nationales. (Anne Damiani)

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