Interrogé à l'occasion d'une conférence organisée par le 'Centre européen de politique économique internationale' (ECIPE), le représentant du Mexique auprès des institutions européennes, Rogelio Granguillhome Morfín, est revenu en détail, mercredi 8 novembre, sur l'importance du lien économique entre l'Union européenne et son pays et sur la nécessité pour les deux parties de ratifier leur accord de libre-échange avant décembre.
« L'accord UE/Mexique, qui est entré en vigueur en 2000, est un des premiers accords bilatéraux de l'histoire de l'Union », a rappelé le diplomate en préambule, soucieux de mettre en avant l'impact de cet accord. « 25% des investissements directs étrangers depuis 1999 proviennent de l'UE. Des dix pays qui investissent le plus au Mexique, six sont européens. En termes d'agenda, les secteurs couverts se comptent par dizaines : espace, santé, science et technologie, commerce… », a-t-il indiqué.
Cependant, cet accord a aujourd'hui « montré ses limites », selon Rogelio Granguillhome Morfín. Et d'ajouter : « La période où celui-ci a été conclu était bien différente de celle d'aujourd'hui. Les conjonctures actuelles nous ont poussés à réexaminer cet accord et à le moderniser ».
La modernisation de l'accord de libre-échange a été finalisée en 2020, mais sa ratification officielle tarde toujours (EUROPE 13203/21). À tel point que plusieurs éléments de cet accord « nécessitent aujourd'hui d'être revus », selon le représentant mexicain, afin d'être conformes aux « changements » opérés par le Mexique, particulièrement dans le secteur de l'énergie, de l'électricité et de sa régulation.
« Nous faisons de notre mieux pour aboutir à une solution sur ces sujets avant la fin du mois de décembre », a affirmé le diplomate. En ce sens, le Mexique devrait déposer une proposition à la Commission d'ici fin novembre.
« Il est important que nous puissions faire une annonce positive concernant la ratification de l'accord lors de la visite de [la présidente de la Commission européenne] Ursula von der Leyen au Mexique », a ainsi martelé Rogelio Granguillhome Morfín, sans pour autant donner de date précise pour cette visite. (Isalia Stieffatre)