L'Union européenne, les États-Unis, le Canada et le Royaume-Uni ont salué, mardi 17 octobre à la Barbade, « l'accord politique » entre le régime Maduro et l'opposition vénézuélienne, qui constitue « une étape nécessaire » dans la poursuite d'un processus censé mener à la tenue d'élections présidentielles crédibles au second semestre 2024 et, in fine, à la restauration de la démocratie au Venezuela.
« Nous continuons à demander la libération inconditionnelle de toutes les personnes injustement détenues, l'indépendance du processus électoral et des institutions judiciaires, la liberté d'expression, y compris pour les membres de la presse et le respect des droits de l'homme et des droits politiques », soulignent l'Union européenne et les trois pays dans leur déclaration commune.
D'après l'agence AP, l'accord scellé à la Barbade prévoit la levée de l'inéligibilité visant des personnalités de l'opposition, parmi lesquelles María Corina Machado (EUROPE 13214/21), ainsi que l'envoi d'une mission d'observation électorale de l'UE (MOE). Mercredi 18 octobre, la France s'est dite disponible pour concrétiser la proposition d'une MOE.
Interrogé par EUROPE sur la possibilité que cet accord ouvre la voie à la levée de sanctions européennes, éventualité déjà évoquée en juillet par le président français, Emmanuel Macron (EUROPE 13225/2), le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure, Peter Stano, a estimé qu'un tel débat est « prématuré », à ce stade. Nous devons d'abord voir des actions tangibles, telles que « la libération de tous les détenus » et le plein respect des droits humains, a-t-il souligné. (Mathieu Bion)