Le président français, Emmanuel Macron, a détaillé, mardi 18 juillet, les résultats d'une réunion tenue la veille à son initiative entre la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, et des membres de l'opposition politique, qui s'est tenue en marge du sommet UE/CELAC et à laquelle ont participé les présidents brésilien, argentin et colombien.
Cette réunion a permis de fixer « les prochaines étapes politiques et un processus de levée de sanctions » et de réaffirmer le processus de Mexico destiné à faire les conditions politiques, économiques et sociales d'une sortie de crise au Venezuela, a-t-il indiqué à l'issue du sommet.
Voir le communiqué conjoint des pays ayant participé à la réunion : https://aeur.eu/f/85l
MOE de l'UE ? Le Haut Représentant de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, a évoqué à nouveau la possibilité d'envoyer, si les conditions sont réunies, une mission de l'UE (MOE) pour observer les élections présidentielles qui se tiendront au Venezuela en 2024, lundi 17 juillet, à l'occasion d'une réunion entre la ministre vénézuélienne des Affaires étrangères, Delcy Rodríguez, et des membres de l'opposition politique, qui s'est tenue en marge du sommet UE/CELAC (EUROPE 13171/22).
Pour cela, les recommandations de la mission de l'UE dépêchée au Venezuela fin 2021 pour observer les élections régionales et locales devront « être prises en compte », a estimé M. Borrell mardi 18 juillet.
Lors de cette réunion entre Vénézuéliens organisée sous impulsion française, « il n'y a pas eu beaucoup de progrès, mais au moins les deux parties se sont parlé », a considéré le Haut Représentant. Il faut voir comment les Vénézuéliens pourraient faire en sorte que les prochaines élections soient « libres, démocratiques et inclusives » et qu'elles puissent être reconnues par la communauté internationale, a-t-il ajouté. (Mathieu Bion)