L'UE poursuivra le « travail » avec le Maroc dans le but de renouveler l'accord de pêche, bien que son avenir dépende de la décision du Tribunal de l'UE, a déclaré mardi 18 juillet le commissaire à la Pêche, Virginijus Sinkevičius.
M. Sinkevičius et le ministre espagnol Luis Planas ont abordé bilatéralement la question de la fin de l'accord de pêche UE/Maroc lors de la réunion informelle des ministres de la Pêche de l'UE qui se tient à Vigo (EUROPE 13224/9).
« Il est très difficile de préjuger ce que sera la décision (finale) de la Cour, mais, au moins, nous aurons alors des clarifications qui nous font défaut actuellement », ce qui empêche de finaliser un (nouvel) accord avec Rabat, a expliqué M. Sinkevičius.
« Nous restons en contact, notre travail avec le Maroc se poursuit et j'ai bon espoir que nous serons en mesure de conclure l'accord dès qu'une décision de justice aura été rendue », a-t-il insisté.
M. Planas a rappelé que la commission mixte sur l'accord de pêche entre l'UE et le Maroc a convenu que les travaux se poursuivront dans l'éventualité où, lorsque le Tribunal aura rendu son arrêt, il sera possible de « renouveler un protocole d'intérêt commun ».
Le protocole offrait « 138 licences, dont 93 pour l'Espagne », bien que seuls 21 navires (11 d'Andalousie et 10 des îles Canaries) aient fait un usage significatif de l'accès aux eaux marocaines entre 2021 et 2023, selon M. Planas.
Le gouvernement espagnol compte tout faire pour que l'aide à la cessation temporaire d'activité atteigne tous les navires ayant pêché de manière significative dans les eaux marocaines. L'aide prévue par le gouvernement espagnol ne bénéficie qu'à 11 navires, qui ont pêché pendant au moins 20 jours au cours des trois dernières années au Maroc et qui n'ont pas épuisé la limite de 180 jours d'aide à l'arrêt temporaire d'activité prévue par le Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche. (Lionel Changeur)