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Bulletin Quotidien Europe N° 13274
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Onu/dÉveloppement durable

Le suivi du sommet des ODD mobilisera le Parlement européen, malgré des divisions dans l'hémicyle

Lors d'un débat sur le sommet onusien du développement durable (New York, 18 et 19 septembre), qui a débouché sur une déclaration politique en faveur d'un agenda transformatif pour doper l'action mondiale à l'horizon 2030 et au-delà, la vice-présidente de la Commission européenne chargée des Valeurs et de la Transparence, Věra Jourová, a rappelé, mercredi 18 octobre, qu'Ursula von der Leyen avait présenté les 300 milliards d'euros de la stratégie Global Gateway dans les pays partenaires comme la contribution de l'UE à la réalisation des 17 objectifs de développement durable (ODD).

Ces investissements dans la connectivité numérique, la santé, les transports et l'énergie propre prouvent que « l'UE est pleinement engagée ». Même ton chez le ministre espagnol, Pacual Navarro Ríos, qui a parlé, au nom du Conseil, « d'investissements intelligents tout en respectant les normes sociales ».

Avant le sommet, une majorité d'eurodéputés avait soutenu une résolution d'initiative demandant à l'UE de mettre les bouchées doubles (EUROPE 13202/20). Chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates, Verts/ALE et La Gauche se sont de nouveau alarmés du retard pris à moins de 7 ans de l'échéance de 2030.

Pour Stanislav Polčák (PPE, tchèque), les ODD sont « la seule voie pour l'avenir de l’humanité », nécessitant une coopération mondiale, mais les résultats pour certains ODD « ne sont pas garantis » au vu « de la famine, du changement climatique et des droits humains, existant souvent sur le papier ».

De l'avis d'Udo Bullmann (S&D allemand), l’Agenda 2030 et les ODD sont « notre plan commun pour le monde de demain », mais le bilan est, pour l'heure, « inquiétant ». « Nous devons investir dans des emplois de qualité et lutter contre le changement climatique. Nous devons fondamentalement modifier les rapports entre Nord et Sud. C’est pour cela qu'Antonio Guterres a parlé de 500 milliards de dollars supplémentaires », a-t-il estimé.

Parlant de « passion du Parlement européen pour cet Agenda 2030 », Barry Andrews (Renew Europe, irlandais) a déploré qu'il soit refusé aux eurodéputés de participer aux sommets onusiens « avec les délégations de l'UE » et a assuré qu'une alliance d'eurodéputés suivra de près la mise en œuvre, concernant notamment la restructuration de la dette des pays pauvres.

« L'agenda 2030, vous ne l'avez pas lu ! Même ses prémisses sont fausses : ce n'est pas un programme pour le peuple, par le peuple. Il a été élaboré par les fonctionnaires de New York et signé par les chefs d'État sans jamais être soumis à des référendums populaires ! », a rétorqué l'eurosceptique Jorge Buxadé Villalba (CRE, espagnol), pointant des contradictions comme : « mettre un terme à la faim dans le monde, mais démanteler le secteur primaire, garantir la dignité humaine, mais favoriser l’avortement pour les pauvres, éliminer la pauvreté, mais augmenter les impôts, défendre les libertés individuelles, mais créer une alliance mondiale des données à caractère personnel. Vous vous dites pro-européens, mais dans ces 40 pages, pas une seule mesure n'est en faveur de nos compatriotes ». (Aminata Niang)

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