Les dirigeants européens ont condamné, mercredi 18 octobre, la frappe sur l’hôpital Al-Ahli à Gaza, qui aurait provoqué la mort d’au moins 500 personnes.
Se disant « consterné » par l'attaque « tragique » contre l'hôpital, le président du Conseil européen, Charles Michel, a estimé qu’il n’y avait « aucune raison imaginable de frapper un établissement abritant des civils innocents et du personnel médical ». « Le ciblage des infrastructures civiles n’est pas conforme au droit international », a-t-il prévenu.
« Un hôpital abritant des centaines de blessés a été transformé en un véritable enfer de feu. Les scènes de l'hôpital Al-Ahli sont horribles et bouleversantes. Il n'y a aucune excuse pour frapper un hôpital rempli de civils », a souligné Mme von der Leyen, qualifiant la nouvelle de « tragédie insensée ».
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, quant à elle, a qualifié le bombardement de l’hôpital d’ « horreur », d’« injustifiable ». « Encore une fois ce sont les civils qui en paient le prix », a-t-elle dénoncé.
Les dirigeants ont demandé que toute la lumière soit faite sur cet événement. « Il est impératif que tous les faits entourant cet incident fassent l'objet d'une enquête approfondie et que les auteurs soient tenus pour responsables », a demandé notamment M. Michel. Israël et des organisations armées palestiniennes se rejettent la responsabilité de la frappe. (Camille-Cerise Gessant)