Lors de la 'Journée mondiale de la santé mentale', mardi 10 octobre, lors d’une conférence de haut niveau sur ce sujet, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a défendu la nouvelle approche de la Commission européenne sur la santé mentale, qui fait « de la prévention, de l'accès à des soins et à des traitements de qualité et de la réinsertion après guérison ses trois principes directeurs ».
La Commission dispose notamment d'une initiative européenne de prévention de la dépression et du suicide et d'un code européen de la santé mentale (EUROPE 13196/1).
En outre, il existe, selon la commissaire Kyriakides, des programmes phares spécifiques pour les victimes de la criminalité et les jeunes ayant survécu à un cancer.
La commissaire a également cité une initiative européenne sur les risques psychosociaux liés au travail et deux campagnes européennes sur le lieu de travail. Une initiative très importante vise à former les professionnels de la santé.
« Surtout, nous utiliserons les meilleures pratiques, la sensibilisation pour mettre fin à la stigmatisation et à la discrimination. Le silence doit être brisé », a-t-elle lancé.
Par ailleurs, une nouvelle enquête Eurobaromètre sur la santé mentale, publiée lundi 9 octobre, a révélé que neuf répondants sur dix (89%) estiment que la promotion de la santé mentale est aussi importante que la promotion de la santé physique. Dans le même temps, moins de la moitié des répondants sont d'accord avec l'affirmation selon laquelle les personnes souffrant de problèmes de santé mentale reçoivent le même niveau de soins que les personnes atteintes d'une affection physique. En outre, presque la moitié des répondants (46%) ont rencontré un problème émotionnel ou psychosocial, tel qu'un sentiment de dépression ou d'anxiété, au cours des douze derniers mois. Selon l'enquête, plus de la moitié des répondants (54%) ayant un problème de santé mentale n'ont pas reçu l'aide d'un professionnel. (Lionel Changeur)