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Bulletin Quotidien Europe N° 13268
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Finances

René Repasi veut que les travailleurs soient mieux protégés dans le cadre des procédures de 'faillites silencieuses'

Les députés membres de la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) du Parlement européen ont examiné, lundi 9 octobre, les amendements déposés concernant l’harmonisation ciblée de certains aspects du droit de l’insolvabilité afin d’encourager les investissements transfrontières.

Pour René Repasi (S&D, allemand), rapporteur pour avis sur ce dossier, la question des procédures d’insolvabilité pour les petites et moyennes entreprises devrait être « examinée au plus près » et les procédures d’insolvabilité ‘pre-packaged’ ('faillite silencieuse') - qui permettent de convenir d’un plan de restructuration avant qu’une entreprise déclare son insolvabilité - devraient « être un instrument qui garantisse de sauver les emplois ».

« Si nous n’avons pas de protection des travailleurs, leurs intérêts risquent d’être négligés. Nous essayons de trouver l’équilibre, le groupe des Verts/ALE va dans le même sens que nous, cette dimension doit être prise en compte », a déclaré M. Repasi.

Le PPE estime que les PME devraient bénéficier de procédures simplifiées, mais que celles-ci devraient être soumises à certaines conditions. Le groupe de droite juge également que les praticiens de l’insolvabilité pourraient être utiles dans le cadre de procédures concernant des micro-entreprises.

La Commission a dit « ne pas s’opposer à l’inclusion des praticiens », tout en insistant sur le fait que « les seules valeurs qui pourraient être récupérées » lors de procédures d’insolvabilité ne devraient « pas seulement servir à payer les praticiens ».

Par ailleurs, une partie des discussions a porté sur les délais de lancement des procédures. Le PPE avance le fait que, face à des approches qui diffèrent au sein des États membres, des délais trop courts ne seraient pas souhaitables. La Commission européenne estime, quant à elle, que des délais plus longs feraient courir le risque d’une « évaporation de la valeur ». « Il faut un moment bien précis, faute de quoi il y aura des risques. Il faut des règles très claires pour les dirigeants », a-t-elle répondu à Danuta Hübner (PPE, allemande), qui s'exprimait au nom de sa collègue Frances Fitzgerald (irlandaise). (Thomas Mangin)

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