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Bulletin Quotidien Europe N° 13267
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / Bce

La candidature de Piero Cipollone en tant que membre du directoire très largement soutenue en commission du PE

Les députés de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen (ECON), en approuvant par 30 voix contre 3 et 2 abstentions le projet de rapport d'Irene Tinagli (S&D, italienne), lundi 9 octobre, ont donné leur aval à la nomination de Piero Cipollone en tant que membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) afin de remplacer son compatriote Fabio Panetta (EUROPE 13239/18). La commission ECON préparera une proposition pour une recommandation du Parlement, qui devrait être soumise au vote de la session plénière qui se tiendra du 16 au 19 octobre.

Le Conseil des gouverneurs de la BCE avait déjà indiqué, mercredi 27 septembre, qu’il était favorable à la nomination de l'Italien (EUROPE 13259/20).

Il reviendra au Conseil européen de formaliser cette nomination pour un mandat de huit ans non renouvelable.

Relations interinstitutionnelles

Piero Cipollone, qui avait déjà fourni des réponses écrites figurant dans le projet de rapport, a exprimé à plusieurs reprises devant les députés de la commission ECON son souhait, s’il était nommé, de maintenir un dialogue franc et ouvert avec les membres du Parlement européen. Il s'est engagé à se présenter devant la commission parlementaire lorsqu'elle le demanderait.

Le candidat au directoire a estimé que le dialogue avec le Parlement européen était important pour entendre les représentants des citoyens européens et transmettre des messages aux Européens.

Cependant, Eva-Maria Poptcheva (Renew Europe, espagnole), Fulvio Martusciello (PPE, italien) et Johan Van Overtveldt (CRE, belge), notamment, ont exprimé leur préoccupation de ne pas toujours être suffisamment entendus par la BCE. M.Cipollone a répondu qu’il retenait cette remarque.

Liquidités excessives

Interrogé par Johan Van Overtveldt sur les excès de liquidités, Piero Cipollone a affirmé, comme l'avait fait Christine Lagarde (EUROPE 13257/16), que la BCE était en avance par rapport aux autres banques centrales qui avaient auparavant adopté également un assouplissement quantitatif. Il a indiqué que la fin des réinvestissements au titre du programme d’achat d’actifs (APP) et les remboursements par les banques des prêts obtenus au titre de la troisième série des opérations de refinancement à long terme (TLTROIII) allaient réduire le volume de liquidités excessives et que 500 milliards devraient encore être remboursés par les banques.

Une étude portant sur la taille optimale des liquidités dans l’Eurosystème est en cours.

En outre, le candidat a appelé la prudence dans le chemin vers cette taille optimale.

Actif sûr

M. Cipollone a affirmé à Antonio Maria Rinaldi (ID, italien) qu’un actif sûr (safe asset) pourrait faciliter les politiques monétaires. Il a estimé qu’il serait important, lors d'une prochaine crise, de disposer d'un mécanisme permettant de coordonner la bonne orientation budgétaire dans toute l'Europe, car il serait alors beaucoup plus facile de coordonner la politique monétaire.

Euro numérique

M. Cipollone, qui est membre du groupe de travail de haut niveau de l'Eurosystème sur la monnaie numérique des banques centrales, a souligné, répondant à Jonas Fernandez (S&D, espagnol), que toutes les inquiétudes des citoyens devaient être examinées et qu'il fallait trouver une solution, notamment, aux préoccupations concernant le respect de la vie privée.

Le candidat au directoire a estimé qu’un euro numérique serait un moyen de paiement inclusif et renforcerait l’autonomie stratégique européenne en permettant des paiements dans toute l’Europe au moyen d’infrastructures et de technologies européennes.

Changement climatique

Enfin, Piero Cipollone a estimé que le changement climatique allait avoir un impact sur la capacité de la BCE à conduire sa politique monétaire, car il allait affecter sa capacité à prédire la dynamique de l'inflation et sa capacité de préserver le bilan, sur lequel grève le risque induit par le changement climatique.

Partant, il a estimé que le mandat principal de la BCE (la stabilité des prix) était essentiel pour apporter la meilleure contribution possible au bien-être des citoyens.

M. Cipollone a affirmé que la BCE pouvait et devait combiner l'ensemble de ses outils afin de s'occuper de l'ensemble de la situation économique et financière, et qu’en poursuivant son mandat principal, la BCE œuvrait aussi à ses mandats secondaires.

Lien vers le projet de rapport : https://aeur.eu/f/8yo (Émilie Vanderhulst)

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