Lors de la session sur le climat de 'Global Citizen Now' à New York, jeudi 21 septembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a mis en avant l'engagement de l'Union dans la lutte contre le changement climatique.
En soulignant l'impact déjà visible, de la Grèce à la Slovénie et des Philippines à la Libye, elle a exhorté à l'adoption de mesures fortes : « Si nous voulons limiter l'augmentation de la température à 1,5 degré Celsius, nous devons accélérer la transition énergétique propre mondiale ».
La présidente de la Commission a également insisté sur le fait que l'action climatique et la croissance économique pouvaient coexister, citant le succès du 'Pacte vert européen'. Elle a en outre évoqué la réussite de l'UE en matière de tarification du carbone. « Depuis (2005), l'économie a crû de 65%, mais les émissions de CO2 ont diminué de 35% dans les industries couvertes », a-t-elle noté.
La veille de cette intervention, à l’occasion du sommet ‘Climate Ambition’, le président de la Banque européenne d'investissement (BEI), Werner Hoyer, avait également appelé à une action climatique plus ambitieuse, la qualifiant de « grand accélérateur de développement pour les années à venir ». Toutefois, il a lancé une mise en garde contre ce qu'il a appelé le « colonialisme 2.0 », insistant sur la nécessité d'adopter une approche respectueuse et équilibrée en matière d'investissement et d'aide aux pays en développement.
Répondant aux appels à la réforme de l'architecture financière mondiale, issus de l'initiative de Bridgetown, il a réaffirmé l'engagement de la BEI à réaliser les objectifs mondiaux de développement. « Il est primordial que l'aide apportée aux pays du Sud soit réellement bénéfique et non pas imposée », a-t-il souligné.
Ces déclarations, entendues dans le cadre la 78e édition de l’Assemblée générale des Nations unies, font écho, à moins de deux mois de la COP28, aux appels en faveur d'une collaboration internationale pour faire face aux défis climatiques actuels. (Nithya Paquiry)