Les ministres européens des Transports se réuniront de façon informelle, vendredi 22 septembre à Barcelone, pour discuter de la mobilité et des transports comme outils de cohésion sociale et territoriale.
« Nous sommes à une époque de transformation disruptive de la mobilité, basée sur deux vecteurs principaux de changement : la décarbonation et la numérisation », a expliqué une source officielle mercredi 20 septembre. « Ces deux axes de transformation doivent être abordés comme des solutions aux besoins des personnes », a-t-elle précisé.
La première session de travail portera sur la cohésion sociale. Les ministres réfléchiront à la façon de parvenir à un système de transport conçu et géré de façon à rassembler les gens et à réduire les inégalités.
La deuxième session se concentrera sur la cohésion territoriale, notamment les besoins particuliers des régions confrontées à des problèmes de connectivité, où la collaboration entre les différents niveaux d'administration est essentielle.
La Présidence espagnole du Conseil de l'Union européenne souhaite placer « les personnes au centre » des préoccupations afin qu'au niveau européen, l'accent soit également mis sur les besoins de mobilité quotidienne des citoyens, en particulier sur les territoires et les zones sociales qui présentent les plus grandes difficultés. L'engagement politique dans ce domaine se traduira par l'adoption de la 'Déclaration de Barcelone'.
Cette déclaration consacrera la mobilité comme étant un catalyseur essentiel de la cohésion sociale et territoriale. Elle actera le fait que les politiques publiques devraient répondre en priorité aux besoins de mobilité quotidienne des citoyens, en accordant une attention particulière aux personnes les plus vulnérables et aux communautés concernées. De même, les administrations devraient promouvoir un système de mobilité intégré qui garantisse l'accessibilité sur l'ensemble du territoire, avec des solutions spécifiques pour les zones à faible densité de population.
Y sera également mentionnée l’accélération de la numérisation afin de fournir de meilleures solutions de mobilité et des données permettant de mieux concevoir les politiques publiques. La Commission européenne sera encouragée à promouvoir cette approche de la mobilité. Le fait que ce domaine nécessite la collaboration des autorités nationales, régionales et locales, ainsi que l'implication du secteur privé, sera aussi souligné.
Lors d’une rencontre avec quelques journalistes à Bruxelles, lundi 18 septembre, le ministre français des Transports, Clément Beaune, a annoncé qu’il souhaitait « porter des idées à enclencher », notamment celle d’un tarif minimum sur les billets d’avion (EUROPE 13240/21) et un support unique de données pour les transports. « Il est cohérent d'agir au niveau européen pour la transition écologique, il faut avoir des objets désirables et attractifs en plus des normes », a-t-il estimé.
Interrogée sur l’idée du tarif minimum sur les billets d'avion mardi 19 septembre au Parlement européen, la ministre espagnole des Transports, Raquel Sánchez Jiménez, a répondu que cette question ne serait pas discutée lors de la réunion informelle (EUROPE 13254/13). (Anne Damiani)