Pour conclure le Conseil ‘Éducation, jeunesse, culture et sport’ (EJCS), les ministres de l’UE ont dédié l’après-midi du mercredi 17 mai à l’éducation, lors d'une séance présidée par la ministre suédoise de l'Éducation, Lotta Edholm.
Espace européen de l’éducation
Ils ont ainsi approuvé une résolution sur la mise en œuvre de l’Espace européen de l’éducation (EEE) à l’horizon 2025 (EUROPE 13166/30). Préparé par la Présidence suédoise du Conseil de l’UE, le texte identifie les domaines d’action prioritaires pour réaliser pleinement les ambitions de l’EEE.
« Certains indicateurs sont positifs : nous avons réduit le décrochage scolaire et augmenté le nombre de diplômés de l'enseignement supérieur. Mais nous devons continuer à travailler sur l'inclusion, l'intégration, la valorisation des enseignants, la mobilité et la formation tout au long de la vie », a résumé le vice-président de la Commission européenne chargé de la promotion du Mode de vie européen, Margarítis Schinás. La Commission devrait présenter une évaluation à mi-parcours de l’EEE dans le courant de 2023.
La résolution : https://aeur.eu/f/6x8
Le Conseil de l’UE a également donné son feu vert à une série de conclusions sur la reconnaissance mutuelle et automatique des compétences au sein de l’Union (EUROPE 13157/22, 13128/19). Alors que cette reconnaissance est un élément central pour parvenir à un espace européen de l’éducation efficace, le texte insiste sur la nécessité de développer la confiance entre les systèmes éducatifs des différents États membres.
Les conclusions : https://aeur.eu/f/6x9
Promouvoir la lecture
Enfin, la Présidence suédoise a mis à l’agenda un débat politique sur la lecture comme vecteur de participation active des citoyens à la société. Invité pour l’occasion, le directeur exécutif de l’Association internationale pour l’évaluation des résultats scolaires, Dirk Hastedt, a présenté l’étude sur les progrès en matière de lecture et d'écriture dans le monde (PIRLS), publiée le même jour.
Les résultats montrent que malgré un niveau d’alphabétisation élevé chez les étudiants de l’UE (94%), les compétences en lecture et écriture ont décliné entre 2016 et 2021. Ce déclin est d’autant plus prononcé chez les élèves issus de milieux socioéconomiques défavorisés. En outre, M. Hastedt a noté une différence persistante entre les genres, les garçons enregistrant des performances généralement plus basses.
Par ailleurs, le numérique a modifié la manière dont les élèves lisent, passant de livres à des pages Internet. « Cela nécessite de nouvelles compétences de lecture de textes non continus [...] et doit être mis en avant dans les programmes d'enseignement des pays », a souligné M. Hastedt.
Présent lors du débat, le commissaire Schinás a rappelé les différentes initiatives de la Commission pour encourager la lecture, telles que le Passeport pour la réussite scolaire (EUROPE 13072/5) ou les 20 millions d’euros de Creative Europe dédiés au secteur européen du livre.
Les États membres, quant à eux, ont avancé différentes suggestions pour faire progresser la lecture dans l’UE, allant de l’accès aux librairies à la formation des enseignants. Ils ont également souligné les défis liés à la transition numérique.
L'étude PIRLS 2021 : https://aeur.eu/f/6xa (Hélène Seynaeve)