Les ministres européens de l'Éducation ont adopté, lundi 28 novembre, une recommandation intitulée 'Passeport pour la réussite scolaire' énonçant des principes et des conseils aux États membres, notamment sur la manière de lutter de contre le décrochage scolaire.
« Nous devons réduire les sous-performances en matière d'écriture, de lecture et de mathématiques », a estimé le ministre tchèque, Vladimír Balaš, devant la presse.
Selon un rapport récent de la Commission européenne, des progrès notables ont été enregistrés dans la lutte contre le décrochage scolaire au Portugal, en Espagne et en Grèce (EUROPE 13066/14).
Actuellement, le taux moyen dans l'Union européenne des jeunes quittant prématurément le système éducatif a diminué de 12,6% en 2012 à 9,7% en 2021, l'objectif pour 2025 étant fixé à 9,0%.
« Il convient de se concentrer sur le suivi des initiatives » visant à concrétiser l'Espace européen de l'éducation d'ici 2025, a indiqué la commissaire européenne à l'Éducation, Mariya Gabriel. Elle a annoncé le lancement du laboratoire 'Learning lab', initiative volontaire permettant d'évaluer les investissements de qualité dans les politiques éducatives.
Voir la recommandation du Conseil : https://aeur.eu/f/4bx
Les ministres ont aussi adopté des conclusions sur l'évolution des systèmes éducatifs dans un univers numérique.
L'essor des nouvelles technologies constitue une opportunité en termes de formation, mais pose aussi des défis tels que la lutte contre « la fracture numérique et le cyberharcèlement », a noté M. Balaš.
Dans ce cadre, Mme Gabriel a évoqué deux séries de lignes directrices qui visent à aider les enseignants à combattre la désinformation (EUROPE 13040/24) et à lutter contre les idées reçues sur l'intelligence artificielle (EUROPE 13050/14).
Voir les conclusions du Conseil : https://aeur.eu/f/4by
Enfin, le Conseil 'Éducation' a discuté de l'accueil des élèves et des étudiants ukrainiens dans les systèmes éducatifs des États membres, avec la participation du ministre ukrainien par visioconférence. Notre volonté est de « placer l'intérêt de l'enfant en tête des priorités », a dit le ministre tchèque.
Il a aussi été question, selon la commissaire, de la reconnaissance des résultats scolaires obtenus par les élèves ukrainiens dans l'UE. (Mathieu Bion)