login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13072
Sommaire Publication complète Par article 13 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / Afrique

Les Commissions européenne et de l'Union africaine déterminées à faire avancer les investissements du partenariat UE/Afrique

Il ne sera pas dit qu'à l'heure où l'Ukraine mobilise l'attention et des milliards d'euros de l'UE, l'Afrique est reléguée au second plan : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki, se sont félicités d'échanges « fructueux» à l'issue de la réunion des deux Commissions, dédiée, lundi 28 novembre, au suivi du sommet UE/Afrique de février (EUROPE 13071/9).

« Dans un contexte géopolitique difficile, le partenariat UE/Afrique est plus nécessaire que jamais, » a déclaré Mme von der Leyen.

Un groupe de travail sur les engrais. Elle s'est notamment félicitée de la mise en place d'un groupe de travail commun sur les engrais et de la concertation sur les projets qui pourraient être financés par le programme d'investissement de 150 milliards d'euros du Global Gateway Afrique-Europe, notamment dans le domaine de l'énergie.

À l'heure où l'UE diversifie ses sources d'approvisionnement, « nous pouvons joindre nos forces », a-t-elle dit, évoquant l'énorme potentiel de l'Afrique en énergies renouvelables, qui pourrait aussi « apporter des opportunités économiques à l'Afrique ».

 « Bien que fragilisées par la guerre en Ukraine, nos priorités sont connues », a souligné Moussa Faki, évoquant la paix et la sécurité, mais aussi le défi des infrastructures et la zone de libre-échange intercontinentale.

Il a insisté sur l'importance des infrastructures « pour rendre effective notre intégration par la connectivité physique » de l'énergie, étant donné que « 600 millions d'Africains sont privés d'électricité », sur la sécurité alimentaire et « le dédommagement envisagé des pertes et dommages climatiques » subis par les pays africains.

Si le premier tronçon d'une autoroute du corridor Nord, cofinancée par le Global Gateway, vient d'être inaugurée au Kenya (EUROPE 13067/22), bien d'autres projets intéressent l'Afrique - des corridors routiers, aéroportuaires.

« Notre souhait est d'en discuter techniquement. Les équipes vont continuer à travailler pour que les investissements se concrétisent rapidement », a expliqué M. Faki. Lors du sommet de février, la liste des projets n'avait pas été arrêtée.

750 millions d'euros pour les infrastructures. Les deux Commissions sont convenues de lancer un programme de 750 millions d'euros pour soutenir les investissements en infrastructures dans les domaines du transport (y compris les corridors stratégiques), de la numérisation et de la connectivité énergétique en Afrique.

Elles ont aussi décidé d'établir un dialogue de haut niveau sur l'intégration économique en vue de renforcer les relations commerciales et les investissements durables entre les deux continents afin de favoriser le développement de chaînes de valeur régionales et l'industrialisation de l'Afrique. La première réunion de ce dialogue de haut niveau aura lieu en 2023.

Moussa Faki a également été reçu par le président du Conseil européen, Charles Michel, qui vient de visiter des pays d'Afrique de l'Ouest - le Ghana pour s'exprimer sur la sécurité au Sahel et la lutte contre la contagion du terrorisme (EUROPE 13068/26) et la Mauritanie (EUROPE 13067/21).

Investir plus vite et mieux. À en croire le Haut Représentant de l’UE, Josep Borrell, le suivi du sommet UE/Afrique a constitué « le principal sujet de discussion » du Conseil 'Affaires étrangères/Développement', qui s’est tenu lundi matin et devait également aborder la réponse coordonnée de l'UE aux crises humanitaires en Ukraine et en Afghanistan (EUROPE 13071/7). 

Moins de la moitié des États membres de l'UE étaient représentés par un ministre ou un secrétaire d'État (Allemagne, Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne France, Irldande, Pologne, Portugal, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Suède), selon la liste des participants. Aucune conférence de presse n'a eu lieu. 

Pour M. Borrell, « malgré la guerre en Ukraine, nous devons continuer à nous engager avec l'Afrique (...) surtout en cette période où la crise alimentaire et la crise énergétique frappent durement le continent ». Et d'ajouter : « Nous devons investir plus vite, plus et plus intelligemment en Afrique ».

Les 150 milliards d'euros d'investissements proviennent pour partie seulement du budget de l'UE, a précisé la commissaire aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen, insistant sur le rôle de levier des fonds privés.

« Nous devons approfondir le partenariat avec l’Afrique, l’approfondir stratégiquement, parce que nous avons besoin les uns des autres dans la lutte contre le changement climatique, pour le développement des énergies renouvelables et pour le développement d’un système de couverture sociale sur le continent africain », a estimé la ministre allemande Svenja Schulze.

Le ministre suédois de la Coopération au développement et du Commerce, Johann Forsell, pour sa part, a indiqué, à propos de la guerre en Ukraine, que l’une principales priorités de son pays à la présidence tournante du Conseil à compter de janvier « sera d’obtenir plus de soutien financier à l’Ukraine, en termes d’aide humanitaire, mais aussi pour la reconstruction du pays », au-delà des mesures de soutien au commerce (EUROPE 13071/10). (Aminata Niang)

Sommaire

SOCIAL - ÉDUCATION
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SÉCURITÉ - DÉFENSE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
Invasion Russe de l'Ukraine
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES
Kiosque