À son arrivée au Conseil des Affaires étrangères en format 'Développement', jeudi 4 mai, le Haut représentant de l’Union européenne, Josep Borrell, est revenu sur la situation en Afghanistan, déplorant la récente décision des talibans d’interdire aux femmes et filles afghanes de travailler avec les agences de l'Organisation des Nations Unies dans le pays. Cette décision fait suite à une annonce précédente interdisant aux femmes de travailler pour des ONG.
« C’est extrêmement grave, parce que les Nations Unies sont le partenaire le plus important pour fournir une aide pour faire face aux besoins fondamentaux et un soutien humanitaire aux Afghans », a-t-il expliqué.
Il a ainsi fait référence aux résultats de la conférence de l'ONU consacrée à l’Afghanistan, à Doha en début de semaine, et à la lettre obtenue de la part du ministre des Affaires étrangères afghan. « Elles [les Nations Unies] vont l'analyser avec les ministres et nous allons voir ce que nous pouvons faire pour continuer à soutenir les personnes afghanes malgré les difficultés et toutes les décisions que prennent les talibans ».
Alors qu’en 2023, l’Afghanistan continue de faire face à une des crises humanitaires les plus importantes dans le monde, avec 28 millions de personnes dans le besoin, dont 6 millions au bord de la famine, l’UE rappelle son engagement et fournit une aide humanitaire et un soutien aux besoins de base « dans le cadre d'une approche fondée sur des principes, dans laquelle les femmes peuvent participer de manière significative à la mise en œuvre de l'aide et où les femmes restent bénéficiaires ». (Pauline Denys)