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Bulletin Quotidien Europe N° 13165
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POLITIQUES SECTORIELLES / Climat/environnement

Les ministres des Vingt-sept identifient le soutien nécessaire aux entreprises leaders de la transition verte pour garantir la compétitivité durable de l'UE

Qu'il s'agisse d'économie circulaire, de restauration de la biodiversité ou de climat, les ministres du climat et de l'Environnement des États membres veulent aider les entreprises de tous secteurs, leaders en matière d'écologie, à tirer avantage de leur position de pionniers pour réussir la transition verte et contribuer à la compétitivité de l'économie européenne à long terme.

Deux jours d'échanges avec des dirigeants d'entreprises pionnières, PME ou multinationales, invités à la session ministérielle informelle du Conseil Environnement, qui s'est achevée mercredi 19 avril à Stockholm (EUROPE 13164/5,13162/2), a permis d'être à l'écoute de leurs besoins pour favoriser leur contribution optimale aux objectifs du plan industriel vert de l'UE et de la stratégie de croissance qu'est le 'Pacte Vert' européen (Green Deal).

De l'avis de la ministre suédoise du Climat et de l'Environnement, Romina Pourmokhtari, qui a présidé la session, « ces échanges très fructueux, dans un format innovant », ont consacré la reconnaissance « du rôle central de ces entreprises dans la mise en œuvre des objectifs de l'UE ».

Le partage de leurs expériences sur les obstacles qu'elles rencontrent et sur les modèles économiques efficaces ont permis d'identifier les conditions favorisant des résultats durables, pour « la durabilité de la compétitivité ».

Encourager l'économie circulaire, une urgence. La ministre suédoise a fait état d'un sentiment d'urgence pour accroître l'ambition en matière d'économie circulaire, c'est-à-dire disposer de « davantage d'incitants économiques, davantage de matériaux circulaires, et d'un environnement qui soit favorable aux flux circulaires de matériaux dans notre économie ».

Les autres facteurs de réussite qu'elle a cités sont les suivants : - faciliter l'accès aux compétences et aux connaissances ; - développer les infrastructures, un facteur clé pour accroître la résilience des sociétés ; - des procédures d'autorisation (permis) plus efficaces ; - la collaboration et la transparences des données, depuis les producteurs jusqu'aux entreprises de recyclage ; - augmenter et améliorer les partenariats publics/privés pour favoriser le développement durable dans nos entreprises, « parce que le Green Deal, c'est un pacte, un contrat, ce n'est pas de la charité ».

Tous les ministres ont en commun de vouloir être compétitifs dans une économie fondée sur des produits exempts de combustibles fossiles, a ajouté la présidente en exercice du Conseil 'Environnement' de l'UE.

En marge de la session, la ministre belge, Zaka Khattabi, prenant l'exemple de l'entreprise belge Umicore International, numéro Un de la technologie des matériaux, a souligné que « les entreprises avancent souvent plus vite que les décideurs politiques », une situation qui la rend confiante dans l'avenir.

Le commissaire européen à l'Environnement, Virginijus Sinkevičius, a estimé que la facilité pour la résilience était « essentielle pour mobiliser des fonds publics et privés » et a insisté sur l'importance « d'adresser le bon signal de prix, car beaucoup d'entreprises se sentent pénalisées par leurs investissements ».

Il a également appelé les ministres à finaliser un accord ambitieux en juin sur la proposition de règlement 'Écoconception pour des produits durables' (EUROPE 13164/6) - « la pièce maîtresse » de l'économie circulaire dans l'UE - qui sera « cruciale».

La circularité des emballages plastiques a fait l'objet d'un échange ministériel au déjeuner - l'un des aspects particulièrement importants, a souligné le commissaire.

De retour du G7 de Sapporo (au Japon), il a rappelé que les ministres des plus grandes puissances s'étaient accordés tout récemment sur un nouvel objectif d'élimination de la pollution plastique a l'horizon 2040. Le futur traité international, en cours de négociation pour être juridiquement contraignant, permettra d'offrir « des conditions de concurrence équitables au niveau mondial », a fait valoir M. Sinkevičius.

Avancer pour respecter la biodiversité. Sur cette autre priorité de la Présidence suédoise, débattue en fin de session à Stockholm, Mme Pourmokthari a déclaré que « l'industrie peut et devrait avancer dans une direction plus respectueuse de la nature ».

Les échanges ont mis en exergue l'importance qu'il convient d'accorder à la valeur économique de la biodiversité dans de nombreux secteurs vitaux de l'économie, de l'alimentation au tourisme.

Le commissaire européen a réitéré combien il importe d'adopter, sous cette législature, la proposition de règlement sur la restauration de la nature (EUROPE 13148/15). Il a fait valoir que toutes les activités économiques dépendent des écosystèmes et que des écosystèmes sains maximalisent les possibilités de production. 

La veille, ministres et dirigeants d'entreprises avaient également abordé le cadre mondial pour la biodiversité de Kunming-Montréal, que le G7 s'est engagé à mettre en œuvre intégralement et rapidement (EUROPE 13163/12).

Des priorités aussi pour la future Présidence espagnole. En marge de la session, la ministre espagnole, Teresa Ribera Rodriguez, dont le pays assurera la présidence tournante du Conseil en juillet, a estimé que la transformation du système de production ne peut avoir lieu sans le plein engagement de l'industrie et des milieux d'affaires.

Elle a fait part de son intention « d'accélérer le changement avec le nouveau cadre pour l'autonomie stratégique que la Commission est en train de mettre en place ».

Répondant à une question sur la révision du règlement REACH sur les produits chimiques, elle s'est dite inquiète du retard pris par la Commission et a souligné l'importance de restaurer « une globalisation des échanges plus saine ».

La biodiversité et la restauration des écosystèmes constitueront « aussi une priorité » de l'Espagne à la tête du Conseil. Mme Ribera Rodriguez a formulé l'espoir que le Conseil « pourra trouver une position commune avant la fin de la Présidence suédoise pour que les travaux puissent être accélérés d'ici la fin de l'année ». (Aminata Niang avec Nithya Paquiry)

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