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Bulletin Quotidien Europe N° 13149
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

'E-Fuels', les États membres privilégient l'option du compromis pour mettre fin au blocage concernant la fin des moteurs thermiques en 2035 dans l'UE

Les discussions se sont poursuivies de manière informelle entre les chefs d’États et de gouvernement des États membres, vendredi 24 mars, à l’occasion d’un Conseil européen, sur la question de la fin des moteurs thermiques à l’horizon 2035 (EUROPE 13148/6).

La recherche d’un compromis sur la question semble désormais être l'option privilégiée entre les États membres et la Commission pour tenter de mettre fin à la controverse déclenchée par le blocage en dernière minute de l’Allemagne concernant l’adoption formelle de l’accord sur ce dossier et de préserver les objectifs fixés à l’issue des négociations interinstitutionnelles.

Pour rappel, le gouvernement allemand avait annoncé, le 27 février dernier, qu’il ne soutiendrait l’accord - déjà adopté par le Parlement européen (EUROPE 13121/13) - que si la Commission introduisait la possibilité de recourir aux e-carburants après 2035.

« Il n’y a pas de demande allemande de remettre en question l’accord que nous avons pour 2035, mais une volonté de préserver les ‘E-Fuels’, comme c’était le cas dans nos déclarations, il y a un an. (…) C’est ça notre objectif et, dans ce cadre là, sans rouvrir le trilogue, de pouvoir trouver des modalités techniques pour apporter la réponse à ce que nous avons déclaré ensemble », a résumé le président français, Emmanuel Macron, après le Conseil européen.

« Je pense que la Commission viendra avec une solution qui sera de garder le paquet existant, mais d’ajouter quelque chose de spécifique, une catégorie de voitures assez réduite, quelque chose de petite envergure. Le plus important est de ne pas changer le paquet », avait indiqué le Premier ministre belge, Alexander De Croo, à l’issue de la première journée du Conseil européen.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait également confirmé, lors du Conseil européen, que les discussions avec Berlin « s’intensifiaient » pour « parvenir à une solution dans le cadre de l’accord dégagé entre le Parlement et le Conseil de l’UE ». Cette solution pourrait prendre la forme d’un acte délégué, sur lequel la Commission travaille actuellement, pour autoriser les e-carburants (EUROPE 13147/8).

Le revirement allemand a fait les affaires de plusieurs autres États membres qui s’opposaient au texte, à l’instar de l’Italie, qui aurait souhaité voir les biocarburants être ajoutés à la liste des énergies autorisées. 

« La partie [sur les moteurs à combustion des véhicules] n'est absolument pas perdue. Il y a une convergence entre l'Allemagne et l'Italie sur le fait de ne pas dire qu'il existe uniquement l'option du tout électrique. Il y a d'autres options : l'hydrogène, les biocarburants, les carburants chimiques qu'il faut approfondir. Nous démontrerons que les biocarburants peuvent être une option à émission zéro », a déclaré la Première ministre italienne, Giorgia Meloni. (Thomas Mangin)

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