L’eurodéputé français Pascal Canfin (Renew Europe) est revenu, lundi 6 mars, sur l’annonce du blocage par l’Allemagne, le 28 février dernier, de l’adoption formelle de l’accord interinstitutionnel concernant les normes d'émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes neuves à partir de 2035 (EUROPE 13121/13). Vendredi 3 mars, à la suite de cette annonce et face à une absence de majorité qualifiée parmi les États membres, la Présidence suédoise du Conseil de l’UE avait pris la décision de reporter le vote de ces derniers, prévu mardi 7 mars (EUROPE 13134/1).
« C’est la première fois qu’un État membre revient sur sa parole après un accord en trilogue. Le gouvernement allemand avait donné son accord ; ce n’est pas acceptable, cela signifie que tous les dossiers peuvent potentiellement être rouverts », a entamé M. Canfin. « En termes de processus, c’est inacceptable », a-t-il poursuivi.
Par ailleurs, l’eurodéputé a regretté que la demande du Parti libéral-démocrate (FDP) allemand aille « au-delà du texte signé, des pratiques européennes et du contrat de coalition allemand ». « Si c’est un point qui se situe en dehors du texte, cela signifie qu’il n’y a pas de lien. Je ne vois pas pourquoi nous devrions accepter ce qui relève plus du chantage que d’autre chose », a-t-il déclaré.
« Si M. Timmermans s’engage sur une date pour la proposition demandée et que la Commission fait une proposition, il n’y a pas de problème, elle dispose du mandat pour le faire. Mais cela se fera en dehors du texte relatif aux normes en matière de CO2. Donc ça ne doit pas avoir de conséquences sur l’adoption du texte », a-t-il complété.
Enfin, M. Canfin a également souligné - alors que sont rattachés au groupe Renew Europe cinq eurodéputés issus des rangs du FDP allemand - que la position de ce dernier ne « reflète pas la position du groupe Renew Europe », qui ne « reviendra pas sur sa parole ». (Thomas Mangin)