login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 13123
Sommaire Publication complète Par article 27 / 30
CONSEIL DE L'EUROPE / ÉgalitÉ de genre

La commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe réclame l’interdiction totale des « thérapies » de conversion des personnes LGBTI

Dans un « Carnet des droits de l’homme » publié jeudi 16 février, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, constate qu’une « dynamique positive » s’est enclenchée en Europe pour interdire les « thérapies » de conversion des personnes LGBTI, mais se dit « bien consciente » que « les progrès ne sont pas automatiques ».

En 2016, Malte a été le premier pays européen à interdire ces pratiques reposant généralement sur la psychothérapie, y compris la thérapie comportementale et cognitive, voire des méthodes impliquant électrochocs ou substances provoquant la nausée, l’intervention médicale et l’approche confessionnelle entraînant parfois insultes ou exorcismes.

L’Allemagne en a interdit la publicité, de nombreuses régions et villes d’Espagne ont déjà pris des mesures pour les interdire, la France et la Grèce ont agi en ce sens, l’Albanie a adopté des lignes directrices pour interdire aux psychologues de les promouvoir ou les appliquer.

Des projets d’interdiction sont à l’étude en Belgique, à Chypre, en Finlande, en Irlande, aux Pays-Bas, en Norvège, en Suisse et au Royaume-Uni, où la procédure a cependant été freinée – mais pas stoppée – par des débats sur la possibilité de continuer à les appliquer aux personnes trans.

On estime que, dans l’Union européenne, 2% des personnes LGBTI les ont subies et que 5% se sont vu proposer des conversions.

Les chiffres réels pourraient être bien plus élevés, car ces pratiques sont souvent clandestines, précise Mme Mijatović.

Les interdictions doivent être « précises et applicables », avertit la commissaire, qui exhorte les gouvernements à « battre en brèche » les discours qui présentent les personnes LGBTI comme « déviantes ou anormales ».

« Les différentes orientations sexuelles et identités de genre ou expressions de genre n’ont pas à être modifiées ou réprimées », conclut-elle. « Elles témoignent de la riche diversité des êtres humains ». 

Lien vers le « Carnet des droits de l'homme » : https://aeur.eu/f/5d2  (Véronique Leblanc)

Sommaire

PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19
SOCIAL - EMPLOI
INSTITUTIONNEL
COUR DE JUSTICE DE L'UE
INFRACTIONS AU DROIT DE L'UE
CONSEIL DE L'EUROPE
BRÈVES