L'organisation des producteurs de pêche du port de Burela et l'université de Santiago de Compostelle ont présenté au comité de dialogue social sectoriel de l'UE (pêche maritime), lundi 30 janvier, des données sur l'impact socioéconomique « dévastateur » de l'interdiction de la pêche de fond dans 87 zones de l’Atlantique.
Les données ont d’ailleurs été intégrées dans les arguments du recours en annulation déposé auprès de la Cour de justice de l’UE par le secteur contre cet acte d’exécution (EUROPE 13047/16). Les informations fournies visent à démontrer le caractère disproportionné de l’acte en question et confirmeraient que la législation a été approuvée sans évaluation socioéconomique préalable. Le secteur a demandé à la Commission de rectifier et de modifier le texte de toute urgence, sans attendre l'arrêt de la Cour.
La flotte palangrière de l'UE est principalement constituée de navires familiaux spécialisés dans la pêche à l'hameçon (palangre), selon un communiqué. « Malgré son impact insignifiant sur les fonds marins, elle s'est avérée être le segment de flotte le plus touché par le règlement interdisant la pêche de fond dans certaines zones. L’impact du règlement pourrait entraîner une réduction du chiffre d'affaires global allant jusqu'à 27 millions d'euros, avec des pertes annuelles allant jusqu'à 150 000 euros par an et par navire ».
L’impact indirect est évalué à une perte de chiffre d'affaires allant jusqu'à 17,5 millions d'euros.
Plus d’informations : https://aeur.eu/f/554 (Lionel Changeur)